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Héma-Québec lance une offensive dès lundi à Gatineau pour renflouer ses réserves de sang

Une personne tient une poche de sang.

Héma-Québec lance une campagne de collecte de sang de cinq jours à compter de lundi à Gatineau afin de renflouer ses réserves.

Photo : (Ryan Remiorz/The Canadian Press)

Radio-Canada

Héma-Québec amorce lundi une campagne de collecte de sang à Gatineau au moment où les réserves de sang atteignent des niveaux critiques.

L’agence invite les gens à se rendre aux Promenades Gatineau où ils pourront faire un don de sang jusqu’à vendredi. Les résidents d’Ottawa sont eux aussi les bienvenus.

Dimanche, à la veille de la campagne, moins de la moitié des places disponibles avaient trouvé preneur. Une trentaine de donneurs s'étant inscrits, l’objectif d'Héma-Québec consiste maintenant à récolter 75 dons par jour.

La situation est préoccupante, souligne Laurent-Paul Ménard, porte-parole chez Héma-Québec.

Laurent-Paul Ménard en entrevue.

Le porte-parole d'Héma-Québec, Laurent-Paul Ménard

Photo : Radio-Canada

À l’heure actuelle, on manque de plus de la moitié des personnes nécessaires simplement pour atteindre nos objectifs. C’est une situation très préoccupante pour nous dans la région, dit-il.

« Nous lançons un appel à toute personne qui a déjà songé à faire un don de sang mais qui ne l’a pas encore fait. Les donneurs qui nous ont permis de traverser la pandémie sont moins au rendez-vous. On a donc absolument besoin de nouvelles personnes. »

— Une citation de  Laurent-Paul Ménard, porte-parole d’Héma-Québec

Chaque don compte

L’organisme dit être tout particulièrement à la recherche de donneurs des groupes sanguins A positif, A négatif et O négatif.

Toutefois, le Dr Hugues Loemba, médecin de famille, virologue et professeur agrégé à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, souligne que tous les dons, quel que soit le groupe sanguin, sont importants.

Le docteur Hugues Loemba dans son bureau.

Le virologue Hugues Loemba

Photo : Photo fournie par le Dr Hugues Loemba

Même si on appartient à un groupe pour lequel il y a moins de besoins, ça ne doit pas être un motif de ne pas se présenter pour donner du sang, parce qu’on a besoin de tous les groupes de toute façon, dit-il.

Laurent-Paul Ménard souligne que la demande pour du sang est constante dans la région, comme partout ailleurs.

Les produits sanguins ne peuvent pas être conservés sur une longue période. Nous avons besoin de personnes qui font des dons de sang chaque jour, c’est comme un marathon incessant. Le but, ce n’est pas d’avoir trop de personnes, c’est d’en avoir juste le bon nombre. Malheureusement, du côté de Gatineau, cette semaine, nous n’avons pas assez de personnes, a indiqué le porte-parole d’Héma-Québec.

M. Ménard ajoute que la situation est similaire au centre de dons de plasma sur la rue Bellehumeur à Gatineau, le centre Plasmavie, qui manque lui aussi de donneurs.

Une situation inhabituelle

Héma-Québec note que cette situation est plutôt inhabituelle à Gatineau. L'organisme attribue la baisse du nombre de donneurs notamment à la période des vacances, aux températures particulièrement chaudes ainsi qu'à une série d’autres facteurs.

On prend soin de tenir nos activités de collecte de sang dans des lieux climatisés, mais lorsqu’il fait chaud, on ne pense pas nécessairement à aller faire un don de sang. [...] L’été, c’est une période plus critique. Si vous ajoutez à cela la septième vague pandémique, le fait que les gens se sont rués vers l'aéroport pour aller en voyage, les problèmes de pénurie de main-d'œuvre, vous vous retrouvez dans une situation très volatile comme celle que nous expérimentons présentement, note Laurent-Paul Ménard.

Cet été, Héma-Québec a besoin 500 donneurs de plus par semaine pour renflouer sa banque de sang et pour répondre aux besoins partout dans la province.

Allongée sur une civière, une personne donne de son sang.

Une clinique de dons de sang organisée par Héma-Québec au Cégep de Gatineau en avril 2022

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

La situation au Québec est moins compliquée qu'à l’échelle nationale. La Société canadienne du sang a récemment indiqué que ses réserves sont si basses qu’elle pourrait manquer de sang de certains groupes la semaine prochaine.

Mais il suffirait de trois ou quatre jours de mauvaises collectes pour qu'on se retrouve dans une situation presque similaire, a indiqué le porte-parole d'Héma-Québec.

Avec les informations de Nafi Alibert

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