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Les orages évitent-ils les centres urbains?

Des nuages menaçants au-dessus d'une zone rurale et un éclair qui touche une zone boisée.

Le hasard et l’emplacement géographique jouent un rôle important dans la formation de tempêtes, au-delà des conditions près des centres urbains (archives),

Photo : Reuters / Rick Stevens

Radio-Canada

Les citadins anticipant l’arrivée d’orages visibles au loin sont parfois surpris de voir le phénomène météorologique se diviser en deux entités, évitant ainsi le centre urbain. S’agit-il d’un phénomène réel ou d’une impression subjective?

Dev Niyogi, professeur aux départements de géologie et de génie civil, mécanique et environnemental à l’Université du Texas à Austin, a consacré dix années à la recherche sur les orages surplombant la région métropolitaine d’Indianapolis, aux États-Unis.

En analysant les données recueillies par radar, le chercheur a conclu que les tempêtes se divisent près de la ville, avant de se fusionner de nouveau dans la direction du vent, un peu plus loin.

Un immense éclair illumine le ciel nocturne d'une ville.

Les villes de 25 km de largeur sont les plus susceptibles de générer un tel phénomène, précise Dev Niyogi (archives).

Photo : iStock

Plus de 60 % des orages observés au-dessus d’Indianapolis ont adopté ce comportement, contre 25 % des orages dans les régions rurales.

Les centres urbains agissent comme des îlots de chaleur. Le béton, l’asphalte et la pollution emprisonnent l’air chaud.

Les régions rurales, moins densément peuplées et dotées de moins d’infrastructures, génèrent davantage de fraîcheur.

Traînées de précipitations

Des gouttes de pluie glissent sur une vitre.

Les métropoles peuvent générer de la chaleur qui cause l'évaporation de la pluie avant que celle-ci ne touche terre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Les villes participent également à un phénomène météorologique nommé virga, ou traînées de précipitations, lorsque la pluie s’évapore avant de toucher terre.

Professeur émérite en sciences atmosphériques à l’Université de la Colombie-Britannique, Douw Steyn affirme que la pluie s’évapore parce que les conditions climatiques près de la surface sont plus chaudes et sèches, une tendance davantage observée dans les centres urbains.

Les émissions peuvent interagir avec les nuages et causer des orages, sans toutefois générer de pluie, ajoute Dev Niyogi.

Malgré tout, le hasard et l’emplacement géographique jouent un rôle important dans la formation de tempêtes, au-delà des conditions près des centres urbains.

Avec les informations d'Ethan Williams

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