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Des écologistes manifestent contre le Grand Prix de Trois-Rivières

Des personnes avec des pancartes à la main.

Une quinzaine de personnes se sont mobilisées dimanche contre l'organisation du Grand Prix à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Fanchon Aubry

Le coup d’envoi d’un des événements les plus populaires à Trois-Rivières a été donné samedi. 175 pilotes sont à l’affiche. Le Grand Prix réunit plus de gens que d’habitude, au grand dam des écologistes, qui évoquent l’impact environnemental de la course.

Ils étaient près d’une quinzaine à manifester devant l’entrée principale du Grand Prix dimanche. Pour la deuxième année consécutive, les manifestants entendent provoquer une prise de conscience face à l'urgence climatique.

Cette activité-là émet des GES, a déploré un citoyen présent. Le seul fait qu’ils doivent déplacer des voitures à travers le monde pour qu’ils puissent assister à l'événement, voitures électriques ou pas, cela émet beaucoup de GES et c’est contradictoire par rapport à l’urgence climatique, a-t-il fait valoir.

Un autre citoyen a critiqué le financement excessif du Grand Prix. On leur donne beaucoup d’argent tandis qu'on parle de fermer des piscines dans des quartiers défavorisés. Le manque de transparence en ce qui a trait au financement de la course est inacceptable, selon un autre. Il déplore que les citoyens n’aient pas accès aux états financiers du Grand Prix.

En entrevue à Toujours le matin vendredi, Christiane Bernier, coorganisatrice du rassemblement, estime que la course contrevient aux normes environnementales et critique le fait que les organisateurs du Grand Prix ferment les yeux sur la crise climatique. Il s'agit selon elle d’un mauvais héritage pour les générations futures.

« Il est vraiment temps que les gens se rendent compte qu’on est en train de brûler du pétrole à regarder tourner en rond des voitures. »

— Une citation de  Christine Bernier, coorganisatrice du rassemblement

Ce n’est ni la première ni la dernière manifestation contre des activités publiques de cette envergure, a dit Christine Bernier. D’ailleurs, une pétition circulait contre le Grand Prix de Montréal. Il s'agit de la preuve de la controverse autour de ce type d'activité et de la prise de conscience des gens quant aux problèmes environnementaux, a-t-elle souligné. Les gens sont de plus en plus conscients de la problématique que ça crée.

Un sujet qui divise

La militante écologiste a évoqué un sondage réalisé l'an passé, qui faisait état de 49 % de citoyens de la région qui se disent opposés au financement public du Grand Prix de Trois-Rivières. Ces chiffres constituent une petite victoire pour Christine Bernier, qui croit qu’on est près du point de bascule de l'événement. La roue est en train de tourner, a-t-elle dit avant de préciser qu’au conseil de ville antérieur aux dernières élections, des conseillers municipaux avaient appelé à une diminution de la subvention du Grand Prix. Même parmi les conseillers actuels, certains n’entendent pas lever la main pour continuer à cautionner la subvention accordée au Grand Prix. On comprend de plus en plus que ce n’est pas nécessaire aux besoins de la population, a-t-elle laissé entendre.

Même si les organisateurs du Grand Prix ont jugé nécessaire de mettre en œuvre des mesures d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, il s’agit de poudre aux yeux, selon la militante. C’est bien de planter des arbres, mais ça ne suffit plus. Il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre. C'est une urgence, a-t-elle insisté en faisant écho aux cris d’alarme du GIEC.

Remplacer le Grand Prix?

L’argent du financement du Grand Prix pourrait servir à des projets moins polluants et plus urgents, pense Christiane Bernier. Il pourrait servir à encourager les artistes locaux, par exemple.

Selon elle, les idées qui pourraient servir à remplacer le Grand Prix de Trois-Rivières ne manquent pas.

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