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Triple meurtre : « Il ne faut pas céder à la peur », lance Valérie Plante

Portrait de la mairesse de Montréal Valérie Plante.

Valérie Plante, la mairesse de Montréal, a fait un point de presse dimanche, quatre jours après les faits.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a réagi en point de presse au triple homicide survenu en pleine rue à Montréal et à Laval en début de semaine, assurant que, bien qu'inacceptable, il s'agit d'un « événement isolé » qui « aurait pu se produire n'importe où ».

« Je tiens à parler de l’inquiétude que ça a créé chez les Montréalais et les Montréalaises. Maintenant qu’on en sait un peu plus, on réalise bien que c’est un événement isolé », a rapidement déclaré Valérie Plante, qui doit souvent répondre à des questions sur la sécurité à Montréal, face à l'augmentation des crimes armés.

« C’est un drame, c’est inacceptable, [mais] il ne faut pas céder à la peur. Ça aurait pu se produire n'importe où. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Valérie Plante a réagi pour la première fois au triple homicide qui a secoué la grande région de Montréal cette semaine, et qui a culminé avec la mort du principal suspect dans cette affaire. Si elle a qualifié les événements « d'absolument troublants », la mairesse de Montréal a insisté sur la nature exceptionnelle de cet incident, tout en appelant à davantage d'investissements en santé mentale. L'opposition officielle juge toutefois que son administration en fait trop peu pour rétablir un sentiment de sécurité dans la population. Reportage de Pascal Robidas

Trois personnes ont été tuées par Abdulla Shaikh la semaine dernière à Montréal et à Laval. Il a ensuite été révélé qu'il avait des troubles de santé mentale diagnostiqués pour lesquels il avait été hospitalisé, puis libéré.

Les armes à feu et la santé mentale

Selon la mairesse, ce triste événement soulève deux problématiques. Tout d'abord, l'accès aux armes qui est un « problème de société ».

Il faut bannir les armes à feu et ajouter des mécanismes pour pouvoir saisir ces armes.

L'autre enjeu est celui de la santé mentale : Il faut développer des outils pour s’assurer que les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale soient traitées.

Ces deux problèmes relèvent d'un autre palier gouvernemental. Les armes à feu sont légiférées par le fédéral, qui a d'ailleurs récemment interdit temporairement, dès le 19 août, l’importation des armes de poing, tandis que la santé est une compétence provinciale, a rappelé la mairesse.

« J’ai entendu [le premier ministre du Québec] François Legault dire qu’il veut savoir ce qui s’est passé. Moi aussi, j’ai hâte de savoir ce qui s’est passé. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Je souhaite que le gouvernement du Québec, à la lumière de cet événement, [...] nous dise comment il envisage ce qu’on fait avec ces personnes qui ont un diagnostic, qui sont internées et qui quittent. Comment on les surveille?

Valérie Plante souhaite d'ailleurs faire de la sécurité publique un enjeu électoral lors de la prochaine campagne provinciale.

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