•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

GP3R : les pilotes à la défense d’un évènement en pleine controverse

Alexandre Tagliani devant sa voiture de la série NASCAR Pinty's.

Alexandre Tagliani est l'un de ceux qui n'ont pas hésité à se porter à la défense du GP3R.

Photo : Radio-Canada / Fanchon Aubry

Il y a les irréductibles du GP3R... et ceux qui s'y opposent. Trois-Rivières doit-elle mettre fin à son financement? Alors que la question semble diviser plus que jamais en Mauricie, de réputés pilotes se portent à la défense de l'évènement.

Certains évoquent des motifs écologiques, d'autres le bruit et le dérangement en ville. Cette année, le débat entourant le financement de l'évènement a fait rage jusqu'à la piscine du parc de l'Exposition, fermée au grand public durant le week-end de course parce qu'elle est ceinturée par la piste.

Ces opposants ont une opinion (ils organisent d'ailleurs une manifestation dimanche pour l'exprimer) diamétralement opposée à ceux qui en bénéficient directement, notamment les pilotes.

Ce qui se passe me fait vraiment penser à ce qui s'est passé dans l'Ouest avec la série Indy Car. Il y a un journaliste qui disait que la course coûtait 1,5 million de dollars à la Ville d’Edmonton. Finalement, il y avait 70 millions de dollars de retombées économiques avec les voitures de location, les hôtels, les aéroports et les restaurants. Ce 1,5 million de dollars, c’était un investissement vraiment minime par rapport à la visibilité internationale qu’Edmonton avait. La Ville allait dépenser des millions aux États-Unis pour faire la promotion de leur ville et attirer du tourisme le reste de l'année. Mais ça, personne n'en parlait. Il faut tout dire, a dit Alexandre Tagliani.

« À mon avis, l’investissement qui est fait par la Ville pour le Grand Prix de Trois-Rivières, il faut tout faire pour le garder et non le perdre. »

— Une citation de  Alexandre Tagliani

Cette levée de boucliers n'est pas unique à Trois-Rivières. Tous les exploitants de pistes de course du Québec en savent quelque chose, selon Andrew Ranger.

Il y en a qui se plaignent. Ça fait partie du sport motorisé, on le voit partout. C'est la même chose à mon école de course. En fin de semaine, on voit que le camping est plein, les loges sont pleines, les gens sont au rendez-vous. On en a vraiment pour notre argent, mais la critique fera toujours partie de ça, déplore Andrew Ranger qui possède maintenant une résidence secondaire dans la région.

Kevin Lacroix va même jusqu'à dire que certains pilotes remettraient en question leur avenir dans cette série si la course de Trois-Rivières venait à disparaître.

On veut gagner partout, mais particulièrement ici.

Jacques Villeneuve a fait le voyage depuis l'Europe pour y participer. C'est cette épreuve qui lui a ouvert les portes de la série Indy (puis de la formule 1). Cette même course avait permis à son défunt père Gilles de rejoindre l'élite mondiale du pilotage.

Il faut faire les vrais calculs avant de se plaindre et de critiquer. Il y a de la place pour tout le monde. C'est tout ce que j'ai à dire, s'est-il écrié.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !