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Le pow-wow de Listuguj célèbre ses 30 ans en grand

Vêtus d'habits traditionnels, des hommes et des femmes dansent en plein air.

Des danseurs et des danseuses au pow-wow de Listuguj, qui vise à transmettre et à faire connaître la culture mi'gmaw.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Après deux ans d'absence en raison de la pandémie, le pow-wow de Listuguj, en Gaspésie, bat son plein en fin de semaine. Très attendu, le rassemblement mi'gmaw attire une foule record et revêt une importance particulière cette année puisqu’il célèbre son 30e anniversaire.

Après des mois éprouvants pour les Premières Nations du pays, le pow-wow de Listuguj est symbole de résilience.

On se rassemble, on se soutient ensemble, c'est vraiment spécial, et l'atmosphère, tu peux le sentir aujourd'hui [...], tout le monde est heureux, c’est tellement beau, fait observer Darcy Gray, chef de Listuguj.

Il parle dans un micro.

Darcy Gray, chef de Listuguj

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Il y a maintenant 30 ans que la communauté mi'gmaw s'est réapproprié la tradition du pow-wow, interdite par la Loi sur les Indiens de 1876.

L'ancienne chef de Listuguj Brenda Gedeon était émue aux larmes mais surtout remplie de fierté lors de la danse d'ouverture. Elle a été l'instigatrice du retour du pow-wow annuel au début des années 1990.

Portrait.

Brenda Gedeon a été chef de Listuguj de 1990 à 1996.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Mme Gedeon raconte à quel point elle trouve merveilleux que depuis 30 ans, la communauté ait gardé l’espoir de se réapproprier sa culture et sa langue, ce qui s’exprime non seulement lors du pow-wow mais aussi désormais dans les écoles.

Depuis 1992, le rassemblement est donc un lieu privilégié pour la transmission et pour la célébration de la culture et de la langue mi'gmaw.

« C'est ici que j'ai appris la langue, c'est ici que j'ai appris les chants traditionnels, c'est ici que j'ai appris les contes et légendes [...], c’est ici que j’ai appris la spiritualité pour ramener ça dans notre communauté pour les futures générations. »

— Une citation de  Tim Adams, membre de la nation mi'gmaw de Gesgep

Emma-Lynn Isaac, une jeune résidente de Listuguj, raconte que c’est important pour elle de danser pour ses ancêtres et pour ceux qui ne le peuvent pas. Elle mentionne qu’elle porte une robe qui représente la guérison et qu'elle espère contribuer au rétablissement de ses proches qui sont malades.

Un rassemblement ouvert à tous

Le pow-wow se veut rassembleur : allochtones, membres des communautés mi'gmaw des provinces maritimes et même des représentants des Premières Nations de partout au pays sont de la partie.

Makoyii'Nitsitsikin White Elk est membre de la nation Black Foot. Il est venu d'Alberta pour l'occasion. Il explique que le fait d’assister à divers pow-wow lui permet de prendre contact avec des communautés différentes. Il souligne également à quel point les Mi’gmaw sont ouverts.

Portrait.

Makoyii'Nitsitsikin White Elk est venu d'Alberta pour assister au pow-wow de Listuguj.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

« [Un pow-wow], c’est le partage de notre culture et de nos traditions, c’est pour ça que c’est ouvert à tout le monde. Souvent, le monde pense que c’est juste pour les Autochtones, mais c’est une occasion pour les non-Autochtones et pour les Autochtones d’être ensemble. »

— Une citation de  Tim Adams, membre de la nation mi'gmaw de Gesgep

En 30 ans, le pow-wow de Listuguj est ainsi passé d'une activité interdite à un rassemblement festif ouvert à tous.

D’après le reportage d’Isabelle Larose

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