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La Nouvelle-Écosse en tête de liste de l’indice de risques d’infection à la COVID au pays

Une trousse de tests de dépistage de la COVID-19.

Le contenu d'une trousse de dépistage rapide de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ressources Canada, un groupe de chercheurs qui analyse les données sur la COVID-19, a attribué à la Nouvelle-Écosse la cote de risque d’infection la plus élevée au pays à la fin de juillet.

Ressources Canada donne la note très élevée de 3,89 sur une échelle de 5 à la Nouvelle-Écosse, contre 2,22 (haute) pour l’Île-du-Prince-Édouard, 2,12 (haute) pour le Nouveau-Brunswick et 1,94 (haute) pour Terre-Neuve-et-Labrador, la plus faible au Canada.

L’Ontario (2,82), la Colombie-Britannique (2,87), le Grand Nord (2,66), l’Alberta (2,45), le Manitoba (2,39), le Québec (2,09) et la Saskatchewan (1,96) suivent dans l’ordre.

Un test positif de dépistage rapide de la COVID-19.

Un test rapide positif à la COVID-19.

Photo : (CBC/Radio-Canada)

La note globale du pays est de 2,52 et est jugée élevée par les chercheurs de Ressources Canada, qui reçoivent du financement de l’Agence de la santé publique du Canada.

La Nouvelle-Écosse n’a signalé aucun décès cette semaine dans sa mise à jour sur la COVID-19, une première depuis le 3 janvier.

Le ministère de la Santé et du Mieux-être de la Nouvelle-Écosse a déclaré qu’il n’était pas en mesure de commenter cet indice, car nous ne connaissons pas les sources de données ou la méthodologie utilisée pour analyser les données.

Une vague contagieuse

Lors de la première vague d’Omicron et même, dans une certaine mesure, lors de la deuxième vague d’Omicron, la Nouvelle-Écosse a enregistré moins de cas par habitant que beaucoup d’autres régions du Canada, a déclaré Tara Moriarty, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de Toronto et cofondatrice de Ressources Canada.

Elle affirme que la Nouvelle-Écosse s'en est mieux tirée lors de la première vague et pendant une partie de la deuxième vague d’Omicron que plusieurs autres provinces.

« Un deuxième aspect du problème, c'est qu’il y a eu plus de personnes infectées pour la première fois en Nouvelle-Écosse que dans le reste du pays, et je pense que c’est en partie pourquoi la Nouvelle-Écosse se porte moins bien cette fois-ci. »

— Une citation de  Tara Moriarty, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de Toronto et cofondatrice de Ressources Canada

Pour établir cet indice de risque, les analystes de Ressources Canada tiennent compte des taux d’infection, de la protection vaccinale, des répercussions sur les systèmes de santé et du nombre de décès.

Au cours des dernières semaines, les taux d’infection ont été élevés en Nouvelle-Écosse.

Ressources Canada met à jour son indice de risque une fois par semaine.

Répercussions sur le système de soins de santé

Le député provincial d’Halifax Atlantic, Brendan Maguire, a indiqué qu’il n’était pas surpris de voir la Nouvelle-Écosse se classer au premier rang de l’indice. Il fait remarquer que les professionnels de la santé et les travailleurs de première ligne sonnent l’alarme depuis un certain temps.

Nous constatons un impact sur nos opérations, nous constatons un impact dans les salles d’urgence, alors nous avons soulevé cette question à l’Assemblée législative : la COVID-19 est là, elle est mauvaise et il n’y a tout simplement pas de reconnaissance , a déclaré M. Maguire.

Cela montre que ce que nous disons est vrai et, espérons-le, c’est une révélation pour le gouvernement.

Le ministère de la Santé et du Mieux-être de la Nouvelle-Écosse a encouragé les Néo-Écossais à conserver les mesures préventives face à la propagation du virus.

D’après un reportage de Anjuli Patil, de CBC

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