•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des Autochtones obtiennent un diplôme grâce à des formations adaptées

Quatre femmes autochtones avec une toge célèbrent.

Ces diplômées en travail social sont très fières de ce qu'elles ont accompli.

Photo : Gracieuseté du Centre Mamik Lac-Saint-Jean

Une dizaine d'Autochtones de la région ont fièrement lancé leur mortier en l'air après avoir terminé avec succès des études en travail social et en entretien d'immeubles.

Les deux cohortes qui ont obtenu leur diplôme cet été ont été formées à l'initiative du Centre Mamik Lac-Saint-Jean, qui soutient les Autochtones vivant en milieu urbain.

En collaboration avec le Centre de services scolaire De La Jonquière et le Cégep de Saint-Félicien, cet organisme communautaire a pu offrir un diplôme d'études professionnelles en entretien d'immeubles et une attestation d'études collégiales en travail social dans ses locaux.

Une femme sourit dans un bureau.

La directrice générale du Centre Mamik, Mélanie Boivin, est l'instigatrice de ces nouvelles formations offertes aux Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

L'opération visait à offrir un environnement sécurisant à des membres des Premières Nations pour favoriser leur réussite scolaire. Le Centre Mamik espère aussi pouvoir engager quelques diplômés.

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, on préfère embaucher de la main-d’œuvre autochtone pour assurer aussi la sécurisation culturelle, explique la directrice générale du centre, Mélanie Boivin. Les ressources qui ont un potentiel, on les invite à se former, à s’orienter dans les domaines qu’elles souhaitent. Donc, pour nous, c’était vraiment pertinent d’améliorer l’offre de services, conclut-elle.

Formations sur mesure

Les formations ont été adaptées aux besoins des étudiants. Par exemple, un seul enseignant a livré du contenu à la toute première cohorte en entretien d'immeubles, une façon d'offrir de la stabilité et d'établir une relation de confiance qui a profité à tout le groupe.

Trois personnes dans un local.

Danick Duchesne et Marie-Berthe Cleary, qui viennent d'obtenir leur diplôme en entretien d'immeubles, sont accompagnés de leur enseignant Dany Doucet.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Cette façon de faire a profité à Danick Duchesne, qui est retourné sur les bancs d'école après avoir perdu son emploi dans le milieu de la scène en raison de la COVID-19. Il admet que l'adaptation à la vie d'étudiant s'est faite plus facilement. Pour moi, c’est un lieu idéal pour l’apprentissage et pour parfaire mes connaissances. Même la vie communautaire, c’était quelque chose qui était agréable à vivre, raconte-t-il.

La situation a été la même pour Marie-Berthe Cleary, qui rêve maintenant de faire l'entretien d'une résidence pour personnes âgées. Quand je m’aide, j’en aide un autre, explique cette femme, qui se réjouit de son nouveau projet de vie.

Et comme les uns ont tout à apprendre des autres, Dany Doucet a découvert quelques facettes de la culture autochtone.

« J’ai eu de très beaux échanges avec eux, vraiment. Ça m’a marqué terriblement. »

— Une citation de  Dany Doucet, enseignant en entretien d'immeubles

Ces formations pourraient revenir en fonction de la demande. Un diplôme en éducation spécialisée pourrait bientôt être offert.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !