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Agression à Lévis : les faits dénoncés ne se sont jamais produits

Portrait d'une jeune femme aux cheveux longs. Son visage est tuméfié. Elle a l'œil droit mi-clos.

Le message Facebook d'Angélique Pageau dans lequel elle relatait dans le détail son agression a depuis été retiré.

Photo : Facebook Angélique Pageau

L’agression qu’une jeune femme de 20 ans disait avoir subie à Lévis, à la mi-juin, n’a jamais eu lieu. Telle est la conclusion des policiers. La fausse victime est maintenant accusée de méfait public.

Le 16 juin, Angélique Pageau publie un message troublant sur sa page Facebook, accompagné de photos de son visage tuméfié. Elle raconte comment elle s’est fait agresser par un inconnu et met en garde la population de Lévis contre ce qu’elle décrit comme un traquenard.

L’attaque s'est déroulée, selon elle, tôt le matin, à quelques rues de chez elle tandis qu’elle rentrait de son travail - elle précise qu’elle occupe un emploi de nuit.

Alors qu’elle circule en voiture, elle aperçoit une femme allongée sur le trottoir. Elle s’arrête et s’approche pour lui porter secours. C’est à ce moment qu’un individu lui saute dessus et la roue de coups.

La victime ne collabore pas

Son agresseur la frappe au visage et dans le ventre. Elle a beau crier, personne ne l’entend, déplore-t-elle. Elle parvient à s’échapper, regagner son véhicule et fuir.

Aujourd’hui, on est en mesure d'affirmer que les faits allégués sur la page Facebook de la victime ne se sont jamais produits tel que relatés. L’événement en heure et en lieu ne s’est jamais produit, déclare le porte-parole du Service de police de Lévis (SPVL), Jean-Sébastien Levan.

Il ajoute que les policiers ont rencontré Angélique Pageau et fait plusieurs vérifications pour en arriver à cette conclusion.

Ils ont soumis le dossier à un procureur qui a décidé de porter une accusation de méfait public à l’endroit de la madame. Pour nous, ça clôt le dossier.

Jean-Sébastien Levan ne conteste pas que la jeune femme présentait au moment des faits des traces de blessures. Que lui est-il arrivé? Comment et pourquoi s’est-elle retrouvée dans cet état? La victime ne collabore pas, commente le porte-parole du SPVL.

Angélique Pageau devra répondre de ses actes devant un juge de la cour municipale. La date de sa comparution ne nous a pas été communiquée.

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