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Des salves de roquettes tirées vers Israël après des frappes meurtrières sur Gaza

Le système antimissile israélien intercepte des roquettes lancées depuis la bande de Gaza vers Israël, vu d'Ashkelon.

Des rayons de lumière sont visibles lorsque le système antimissile israélien Iron Dome intercepte des roquettes lancées depuis la bande de Gaza vers Israël, vu d'Ashkelon.

Photo : Reuters / AMIR COHEN

Agence France-Presse

Des salves de roquettes ont été tirées vendredi depuis la bande de Gaza vers Israël, après des frappes israéliennes visant le groupe armé Djihad islamique dans l'enclave palestinienne où ont péri des combattants et des civils, dont une enfant.

Les forces israéliennes ont continué à bombarder Gaza et le Djihad islamique à envoyer des roquettes vers l'État hébreu dans les premières heures de samedi.

À 4 h 30 (heure locale), les alertes aux raids aériens et les frappes israéliennes avaient diminué, du moins temporairement.

Les forces israéliennes ont élargi leur offensive contre le Djihad islamique samedi en annonçant l'arrestation de 19 membres de cette organisation armée en Cisjordanie et en lançant de nouvelles frappes contre elle à Gaza.

Vingt personnes ont été arrêtées par des soldats et des agents des services de sécurité du Shin Bet lors d'opérations menées samedi matin, dont 19 sont des membres associés à l'organisation palestinienne , a affirmé l'armée israélienne dans un communiqué.

Vendredi, plus de 100 roquettes ont été lancées par les brigades Al-Qods vers le sol israélien, tirs présentés par cette branche armée du Djihad islamique comme une première réponse aux frappes israéliennes ayant notamment tué un des chefs du groupe, Tayssir Al-Jabari.

En Israël, aucune victime ni dégât n'ont été identifiés par les tirs de roquettes, a rapporté l'armée. Celle-ci a fait état de 70 projectiles tirés depuis Gaza, dont onze ont atterri à l'intérieur de l'enclave palestinienne sous blocus israélien.

Au Moyen-Orient, la bande de Gaza est de nouveau le théâtre d'affrontements. Des tirs de l'armée israélienne ont fait au moins 15 morts, dont une fillette de 5 ans et une cinquantaine de blessés. En riposte, des roquettes ont été lancées depuis Gaza vers des villes du sud d'Israël. Une série d'événements qui laisse craindre une aggravation des tensions dans une région déjà minée par l'instabilité. Reportage de Lise Villeneuve.

Des sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs localités du sud d'Israël, mais aucune information n'était disponible dans l'immédiat quant à d'éventuelles victimes.

L'armée israélienne a estimé avoir tué 15 combattants du Djihad islamique à Gaza dans ses frappes qui ont commencé dans l'après-midi et se sont poursuivies en soirée.

Le ministère de la Santé à Gaza a fait état de dix morts, dont une fillette de cinq ans, et de 79 blessés.

Une attaque préventive

L'État hébreu a présenté ses raids comme une attaque préventive contre le Djihad islamique, selon un porte-parole militaire israélien, Richard Hecht.

Israël a mené une opération de contre-terrorisme précise contre une menace immédiate, a déclaré le premier ministre israélien Yaïr Lapid à la télévision. Le Djihad islamique est un supplétif de l'Iran qui veut détruire l'État d'Israël et tuer des Israéliens innocents. [...] Nous ferons tout ce qu'il faut pour défendre notre peuple, a-t-il ajouté.

La première salve de frappes a notamment visé un quartier résidentiel dans le centre de la ville de Gaza. Des journalistes de l'AFP ont vu des blessés être évacués par les services de secours, des pompiers s'activer pour éteindre des incendies et des habitants se presser dans des morgues.

Manifestation à Ramallah.

Des Palestiniens tenant des pancartes à l'effigie du commandant du Djihad islamique Tayssir Al-Jabari, tué lors d'une frappe aérienne israélienne.

Photo : afp via getty images / ABBAS MOMANI

Des centaines de personnes ont assisté en soirée à Gaza aux funérailles de Tayssir Al-Jabari, a constaté une équipe de l'AFP.

L'ennemi sioniste a commencé cette agression et doit s'attendre à ce que nous nous battions sans relâche, a déclaré le secrétaire général du Djihad islamique, Ziad al-Nakhala, dans un entretien avec la télévision libanaise Al-Mayadeen, à Téhéran, la capitale iranienne.

« Il n'y aura pas de lignes rouges dans cette bataille [...] Tel-Aviv et d'autres villes sionistes seront des cibles des missiles de la résistance. »

— Une citation de  Ziad al-Nakhala, secrétaire général du Djihad islamique

Les raids sur le territoire de 2,3 millions d'habitants, sous blocus israélien, surviennent après l'arrestation lundi d'un chef du Djihad islamique en Cisjordanie occupée, Bassem Saadi.

Depuis, les autorités israéliennes craignaient des attaques en représailles en provenance de Gaza, enclave contrôlée par les islamistes du Hamas et où le Djihad islamique est bien implanté.

L'armée avait déployé des renforts à proximité, dont des chars; des routes avaient été bloquées et des trains supprimés.

« À nos ennemis, et particulièrement aux responsables du Hamas et du Djihad islamique palestinien, je voudrais insister : votre temps est compté. »

— Une citation de  Benny Gantz, ministre israélien de la Défense

À Ramallah en Cisjordanie, la présidence palestinienne a condamné l'agression israélienne et tenu l'État hébreu pour responsable de la dangereuse escalade.

Une médiation égyptienne

Entre-temps, l'Égypte s'efforce d'apporter sa médiation pour calmer les tensions.

Une source de sécurité égyptienne a expliqué à l'AFP que les efforts de médiation du Caire étaient en cours depuis vendredi. Nous espérons parvenir à un consensus pour un retour au calme le plus rapidement possible, a dit la source.

Le porte-parole de l'armée israélienne, Richard Hecht, avait auparavant fait référence à la médiation égyptienne lorsqu'il a informé les journalistes des bombardements, sans donner de précisions.

Une source égyptienne a déclaré de son côté qu'une délégation du Djihad islamique pourrait se rendre au Caire samedi. Le Hamas était également présent lors des discussions avec l'Égypte.

Son chef, Ismaïl Haniyeh, basé à Doha, s'est entretenu avec les services de renseignement égyptiens au sujet des violences, selon un communiqué du Hamas.

L'Égypte est historiquement un grand médiateur entre Israël et les groupes armés présents à Gaza : en mai dernier, le pays a négocié le cessez-le-feu qui a mis fin à un conflit de 11 jours.

L'armée israélienne avait ordonné mardi la fermeture des passages frontaliers, ce qui a contraint des milliers de Gazaouis, titulaires de permis de travail en Israël, à rester chez eux.

La cinquantaine de personnes qui quittent quotidiennement l'enclave pour des soins ont également été touchées, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les dernières frappes d'Israël sur Gaza avaient visé, le 19 juillet, une position du Hamas après un coup de feu en provenance de l'enclave.

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