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Drogues illicites : 17 décès en sept mois au Yukon

Evidence bags containing fentanyl are displayed during a news conference at Surrey RCMP Headquarters, in Surrey, B.C., on Sept. 3, 2020. The federal and B.C. provincial governments are making what is being called an "important announcement" on the opioid overdose crisis in British Columbia today.

En 2022, au Yukon, le fentanyl est impliqué dans 14 décès sur 17.

Photo :  (Darryl Dyck/The Canadian Press)

Radio-Canada

Depuis le début de l'année, 17 personnes sont mortes d'une surdose de drogue illicite au Yukon, déclare le Bureau du coroner.

Selon un communiqué, ces pertes de vies représentent le tiers des décès qui font l’objet d’une enquête du service.

Ce dernier attend par ailleurs le résultat des analyses toxicologiques de trois autres victimes, mais selon le communiqué, tout porte à croire que ces décès sont eux aussi liés aux drogues.

« Cela fait suite aux chiffres catastrophiques et record constatés en 2021, lorsque 25 vies ont été perdues en 12 mois. »

— Une citation de  Bureau du coroner du Yukon

Depuis avril 2016, le Yukon a enregistré 71 décès liés aux opioïdes.

Chacune de ces morts était évitable et nos communautés continuent de se débattre avec le chagrin et la douleur associés avec la perte d’une vie consécutive à la crise sanitaire liée à la consommation de substances, ajoute le communiqué.

Le fentanyl est impliqué dans la majorité des décès. On retrouve également une forte utilisation de cocaïne et de benzodiazépines. La grande majorité des décès (82 %) a eu lieu à Whitehorse.

L'âge moyen des victimes est de 40 ans.

La proportion d’hommes et de femmes affectées est relativement équivalente, mais les Autochtones sont surreprésentés (71 %) dans le décompte total des victimes.

Enquête sur deux décès

Dans un autre communiqué, le Bureau du coroner dit avoir demandé une enquête suite au décès de deux femmes le 19 janvier au refuge d’urgence de Whitehorse. Ces deux cas font partie des cas cités précédemment.

La coroner en chef nommera un coroner présidant l'enquête conformément à la partie 6 de la Loi sur les coroners, précise le communiqué.

La date et l’endroit où se déroulera l'enquête seront ensuite décidés.

Alors que la crise des opioïdes se poursuit sur le territoire, le Bureau du coroner rappelle que le Yukon reste en tête du pays pour le nombre de décès liés aux drogues illicites toxiques par habitant.

Un état d'urgence

En janvier, devant l’ampleur du problème, le gouvernement territorial avait déclaré l'état d’urgence sur l’usage des drogues illicites. Cette déclaration permettait notamment d’avoir accès à du financement supplémentaire pour des soutiens en santé mentale et en toxicomanie, ainsi que pour un programme de dépistage sur l’ensemble du territoire.

Le mois dernier, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Tracy Anne-McPhee, avait annoncé que le gouvernement envisageait de décriminaliser la possession de petites quantités de drogues, tout comme l’a fait la Colombie-Britannique plus tôt cette année.

Une position soutenue par Heather Jones, la coroner en chef du Yukon.

Cela encourage le transfert des ressources d'un modèle judiciaire à un modèle basé sur la santé et les services sociaux, explique Heather Jones. Cela reconnaît aussi que la consommation de substances psychoactives est un problème médical plutôt que quelque chose qui doit être stigmatisé ou criminalisé.

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