•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Meurtres à Montréal et à Laval : « Il faut savoir ce qui est arrivé », demande Legault

François Legault s'enregistre dans une clinique de vaccination.

Le premier ministre François Legault a été questionné sur les trois homicides survenus dans la région montréalaise, à sa sortie d'une clinique de vaccination.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Les trois homicides commis cette semaine dans le Grand Montréal et la mort de l'auteur présumé de ces crimes n'a pas laissé indifférent le premier ministre du Québec.

Invité à réagir à ces événements lors d’une mêlée de presse à sa sortie d’une clinique de vaccination, où il venait tout juste de recevoir sa deuxième dose de rappel contre la COVID-19, François Legault a offert ses condoléances aux familles des victimes de ces trois meurtres gratuits, commis mardi et mercredi.

Le premier ministre a également fait référence aux troubles psychiatriques diagnostiqués du suspect, Abdulla Shaikh, et à sa libération d'un centre hospitalier en 2021.

« Il faut voir ce qui est arrivé, étant donné que c'était quelqu'un qui était ciblé. Pourquoi il a été relâché? Est-ce qu'il faut resserrer [quelque chose]? »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Je suis content qu’on soit débarrassés de cet individu-là, a également mentionné François Legault – un commentaire mal reçu par l'opposition, à Québec.

Dominique Anglade, à titre de premier ministre, ne se réjouira jamais de la mort de quelqu'un, a déclaré Jeremy Ghio, directeur des communications de la cheffe libérale, dans une réaction écrite transmise à Radio-Canada.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a également jugé que la déclaration du premier ministre était inappropriée.

Être en politique, ce n’est pas que de la comptabilité, c’est d’abord et avant tout se soucier des gens, a souligné son équipe par courriel. Le fléau de la violence par armes à feu est loin de s’améliorer à Montréal depuis quatre ans, il s’agira d’un des sujets importants de la campagne.

Québec solidaire, pour sa part, n'a pas voulu réagir directement aux propos de M. Legault. Mais sur les réseaux sociaux, Gabriel Nadeau-Dubois a déclaré que la tragédie posait de sérieuses questions sur les failles du système, sur l’angle mort de la santé mentale [et] sur les moyens qu’on donne à la prévention.

Abattu par les autorités policières jeudi matin, Abdulla Shaikh avait été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux à la suite d’une série de méfaits à l’aéroport Montréal-Trudeau commis en 2018 et avait obtenu un diagnostic de schizophrénie.

Une décision de la Commission d'examen des troubles mentaux (CETM) rendue en janvier 2021 lui avait permis de quitter le centre hospitalier où il était traité, sous certaines conditions.

Dans une révision de sa cause, en mars dernier, la CETM avait maintenu qu'Abdulla Shaikh pouvait continuer à suivre son traitement dans la communauté. Les juges administratifs avaient toutefois reconnu qu'il pouvait constituer un risque important pour la sécurité du public en raison de son état mental.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !