•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sans réponse concernant un moratoire, les acériculteurs s’inquiètent

Une goutte tombe d'un chalumeau posé sur un érable entaillé.

La récolte du sirop d'érable au Nouveau-Brunswick en mars 2021

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Mathilde Pineault

L'Association acéricole du Nouveau-Brunswick n'a toujours pas reçu de nouvelles pour ce qui est de l'imposition d'un moratoire.

L'association attend cette réponse du gouvernement provincial depuis le 13 juillet. Pendant ce temps, l'industrie forestière coupe des arbres dans des secteurs où il serait possible de produire du sirop d'érable.

Si on coupe dans les potentiels, donc ça veut dire qu'on peut passer de 280, 300 érables à l'hectare à 150 érables à l'hectare. Bien, c'est le même investissement, OK, mais ce n'est pas le même rendement pour exploiter le sirop d'érable des érables. Ça compromet la croissance et l'expansion, explique Louise Poitras, la directrice de l’Association acéricole du Nouveau-Brunswick.

Les acériculteurs sont inquiets, selon elle. Mme Poitras dit recevoir beaucoup d'appels de leur part à ce sujet.

Je reçois des appels de façon quotidienne. "Qu’est-ce qu’on va faire comme association? Qu’est qu’on va faire, Louise, pour protéger?", dit la directrice.

Plus de terres, plus de croissance

L'association demande ce moratoire au gouvernement du Nouveau-Brunswick pour empêcher l'exploitation forestière dans les secteurs à forte concentration d’érables à sucre sur les terres de la Couronne. Elle réclame 12 000 hectares de terres de la Couronne de plus pour la production de sirop, ce qui équivaut presque au double de l’attribution actuelle.

L'association évoque une forte croissance de cette industrie et dit vouloir recevoir de l'aide pour croître davantage, c'est-à-dire en obtenant plus de terres.

Un dossier encore à l'étude

Le gouvernement provincial dit comprendre l'importance de l'industrie du sirop d'érable dans la province et qu'il existe des programmes pour aider les acériculteurs.

Une initiative en matière de conservation a été annoncée le mois dernier, dans le cadre du plan d'aménagement des terres de la Couronne.

Le dossier est encore à l'étude, d'après le gouvernement.

Le ministère des Ressources naturelles et du Développement de l'énergie dit qu'on prévient les érablières avant les coupes de l'industrie forestière dans leur secteur.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !