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Les plaisanciers sensibilisés à la protection des lacs du Parc d’Aiguebelle

Une personne arrose un bateau à moteur avec un tuyau d'arrosage.

La station de lavage est située près de la rampe de mise à l'eau au camping Dubuc, à Laferté.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Une station de lavage mobile a été installée vendredi près d’une rampe de mise à l’eau au lac Lois, notamment afin de prévenir la prolifération des espèces aquatiques envahissantes dans le Parc national d’Aiguebelle.

Cette initiative de la municipalité de Taschereau a pour objectif de sensibiliser les plaisanciers à l'importance de laver leurs embarcations.

Le lac Lois s'étend jusque dans le Parc national d'Aiguebelle, ce qui accroît les risques que des personnes de l’extérieur y transportent leurs embarcations non lavées, comme l’explique Émilie Grenier, garde-parc et technicienne en milieu naturel au Parc national d'Aiguebelle.

On ne sait pas d’où ces bateaux-là arrivent. Le but d'une aire protégée, c’est de la conserver comme elle était à l'origine et de ne pas déranger l’écosystème. Les espèces exotiques envahissantes sont vraiment, comme on dit, des bibittes qu’on ne veut pas avoir dans nos lacs. Donc, c’est super important, insiste-t-elle.

Une carte des lacs.

La carte des espèces aquatiques envahissantes en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Gracieuseté du Conseil régional de l'environnement en Abitibi-Témiscamingue

La station de lavage au lac Lois sera disponible pour le reste de la saison de pêche.

Le maire de Taschereau, Michael Otis, souhaite éventuellement installer une station de lavage permanente au lac Lois l'été prochain.

On est loin de la plus proche station de lavage qu’il y a de disponible. Même dans le secteur de l’Abitibi, près d'Amos, il n’y a pas de station de lavage. Donc, on vient sans doute combler un besoin, estime-t-il.

Trois personnes posant derrière une table, à l'extérieur, sur une pelouse.

De gauche à droite : Jacob Rousson, stagiaire à l'organisme des bassins versants Abitibi-Jamésie, Frédéric Charron, chargé de projet au Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue, et Émilie Grenier, garde-parc technicienne au Parc national d'Aiguebelle.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Frédéric Charron, chargé de projet au Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT), était sur place vendredi et a rappelé les impacts néfastes de la prolifération des espèces aquatiques envahissantes.

Le cladocère épineux va entrer en compétition avec les petits poissons pour la nourriture. Ça vient créer un débalancement dans l'écosystème. À terme, ce que ça peut faire, c’est qu’il y ait des espèces qui peuvent disparaître du lac. Aussi, ça peut diminuer la qualité de la pêche, indique-t-il.

« Le cladocère épineux, ça se reproduit par clonage. Une seule femelle, au bout de 14 jours, peut pondre des milliers d’œufs. Ça va vraiment vite. Ça provoque un déséquilibre dans l’écosystème. »

— Une citation de  Frédéric Charron, chargé de projet au Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue
La station mobile de lavage

La station mobile de lavage qui a été installée près de l'endroit où on fait la mise à l'eau des bateaux au lac Lois.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Dans des cas extrêmes de prolifération du myriophylle à épis, la valeur immobilière des demeures autour des lacs peut diminuer.

Le propriétaire du camping Dubuc, Yvan Dubuc, constate qu’il reste encore du travail à faire pour sensibiliser les plaisanciers au lavage de leurs embarcations.

Les pêcheurs ici viennent tous de l’extérieur. Il n’y a pas beaucoup de pêcheurs au camping même, mentionne-t-il. Il faut donc sensibiliser le monde de l'extérieur et leur montrer que c’est ici qu’il faut laver son bateau. C’est ça qui va être le plus difficile à faire.

Yvan Dubuc, posant près d'un bateau sur sa remorque.

Yvan Dubuc, propriétaire du Camping Dubuc.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le CREAT rappelle qu’il faut laver non seulement son embarcation mais aussi la remorque, l’ancre, le vivier, les rames et toute autre surface qui touche à l’eau.

Le budget pour une station de lavage permanente est d’environ 10 000 $, mais Michael Otis prévoit faire une demande de subvention pour couvrir une partie des coûts.

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