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L’aéroport Pearson veut faire mieux sans se fixer de cibles ni d’échéanciers

Des voyageurs attendant en file à l'aéroport Pearson de Toronto

L'aéroport Pearson de Toronto connaît des problèmes de retards et d'annulations de vols depuis le début de l'été.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Après des mois de déboires, l’aéroport Pearson de Toronto s'engage à améliorer la situation. Néanmoins, la direction ne donne pas de cibles précises à atteindre ni d'horizon de temps pour régler les problèmes.

Nous savons qu’il n’a pas été facile de voyager ces derniers temps, a déclaré en conférence de presse Deborah Flint, présidente de l'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA). Elle s’est dite consciente de tous les problèmes occasionnés par les retards et par les annulations de vols depuis quelques mois.

Actuellement, 44 % des vols en provenance ou à destination de l’aéroport Pearson sont à l’heure, selon les chiffres présentés par la présidente Flint. Normalement, je ne me vanterais pas de ce taux, mais c’est une hausse substantielle par rapport aux 35 % du mois dernier, a-t-elle expliqué.

Portait de Deborah Flint, présidente de l'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto.

Deborah Flint, présidente de l'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto, a offert une mise à jour de la situation à l'aéroport Pearson.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

De longues files d’attente aux comptoirs des lignes aériennes et aux postes de sécurité, des passagers forcés d'attendre pendant des heures sur le tarmac et un désordre complet aux carrousels à bagages : nombreux sont ceux qui ont vécu des histoires d’horreur à l’aéroport Pearson de Toronto depuis le début de l’été.

La présidente de la GTAA explique ces problèmes par la baisse marquée de l’activité durant la pandémie, suivie d’une forte croissance de l’achalandage en raison de la fin des mesures sanitaires.

Nous sommes passés d’un des aéroports où il y avait le plus de fermetures de services au monde à un des plus achalandés, a déclaré Mme Flint. Selon elle, cette reprise abrupte, couplée à la période prolongée de fermetures durant la pandémie, explique pourquoi l’aéroport Pearson n’a pas pu offrir la qualité de service attendue.

Plus tôt cet été, la direction de l’aéroport avait demandé aux compagnies aériennes de retirer 1,5 million de billets pour des vols qui devaient passer par Pearson, selon Mme Flint.

Déterminé à redevenir un aéroport de classe mondiale

La présidente dit vouloir bâtir sur les succès passés de l’aéroport et profiter de l’occasion d’amélioration que présente la situation actuelle pour offrir un meilleur service aux voyageurs.

Elle soutient que les efforts des dernières semaines commencent déjà à porter leurs fruits.

Des bagages empilés à l'aéroport Pearson de Toronto.

De nombreuses valises étaient encore empilées le jour de la conférence de presse à l'aéroport Pearson de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Mirna Djukic

L’aéroport dit avoir engagé et formé beaucoup de personnel qui devient de plus en plus efficace. La direction salue également les efforts du gouvernement fédéral pour accroître le nombre de douaniers et pour simplifier les contrôles de santé, bien que Mme Flint souligne que des progrès sont encore possibles.

Cette semaine, les passagers de 19 vols ont dû patienter sur le tarmac de l’aéroport avant de pouvoir passer les douanes, comparativement à une moyenne de 60 vols par semaine au cours du dernier mois. La situation était encore pire auparavant, a admis Mme Flint.

Elle a également vanté les mérites d’un nouvel outil en ligne qui permet aux voyageurs de simplifier leur passage à l’aéroport. La présidente de la GTAA s’est également engagée à mettre au point de nouveaux outils qui permettront aux passagers d’avoir connaissance en temps réel de l’achalandage à l’aéroport Pearson.

Mme Flint reconnaît néanmoins qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. Elle n’a pas indiqué de moment à partir duquel les voyageurs pourront espérer un retour à la qualité de service prépandémique.

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