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Le marché locatif canadien se rapproche de son élan prépandémique

Grues de construction sur un chantier, au coucher du soleil.

Lors du deuxième trimestre, le loyer médian des unités affichées sur le site Rentals.ca était de 1750 $, une augmentation de 7 % sur un an.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

De nombreux Canadiens peinent à trouver un logement adapté à leur budget devant la hausse en flèche des loyers au pays. Cette augmentation est alimentée, en partie, par le resserrement des taux d’intérêt. Les taux plus élevés ont pour effet de refroidir le marché immobilier, ce qui entraîne une pression à la hausse sur le marché locatif.

Après une baisse marquée en 2020 et au début de l'année 2021, les loyers sont repartis à la hausse.

Au cours du deuxième trimestre, le loyer médian des unités affichées sur le site Rentals.ca était de 1750 $. C’est 7 % plus élevé que lors de la période équivalente en 2021.

Les unités inscrites comprennent des maisons individuelles, des maisons jumelées, des maisons en rangée, des appartements en copropriété, des appartements locatifs et des appartements en sous-sol.

Cette augmentation du loyer médian au deuxième trimestre s’inscrit dans une tendance. Des hausses sur une base annuelle avaient également été observées lors des deux trimestres précédents.

Or, les prix des loyers à l'échelle du Canada n'ont toujours pas retrouvé leurs niveaux prépandémiques. Le loyer médian avait atteint 1825 $ au quatrième trimestre de 2019.

C’est en Colombie-Britannique que l’on recense la hausse annuelle la plus importante du loyer moyen, à près de 25 %. Pendant ce temps, la Nouvelle-Écosse a connu des augmentations à deux chiffres tout au long de la pandémie. Le gouvernement néo-écossais a tenté d’introduire une nouvelle taxe sur les propriétaires étrangers en 2022, mais a finalement reculé.

Le revenu nécessaire pour un logement abordable

La Société canadienne d'hypothèques et de logement considère un logement comme abordable s’il coûte moins de 30 % du revenu avant impôt d'un ménage.

Nos collègues de CBC News ont fait l'exercice de calculer combien un ménage doit gagner pour que le coût moyen d'un appartement de deux chambres à coucher reste sous ce seuil, en tenant compte du loyer et des charges.

Ainsi, à Vancouver, où le loyer moyen pour un appartement de deux chambres a atteint 3597 $, un ménage devrait compter sur revenu brut d’au moins 150 000 $ pour qu’un tel loyer soit considéré comme abordable. À Toronto, un ménage doit gagner plus de 135 000 $.

Le prix du logement éclipse tout le reste

L'indice des prix à la consommation (IPC) donne également une idée de l'impact du logement sur le portefeuille des Canadiens.

L'IPC mesure les variations dans le temps des prix des biens et services tels que la nourriture, les vêtements, le transport, les soins de santé, les loisirs et, bien sûr, le logement.

Bien que les prix aient tendance à grimper au fil du temps, le coût du logement augmente à un rythme plus rapide que les autres biens et services depuis près de 20 ans.

Entre 2002 et 2004, le prix des autres biens et services a augmenté à un rythme plus soutenu que le prix du logement.

Or, à partir de la fin 2004, le coût du logement a commencé à dépasser l'augmentation du coût de tout le reste. Une tendance qui s’est maintenue depuis, à l’exception d’une brève période en 2005.

Les colocations gagnent en popularité

Afin d’alléger les coûts liés au logement, de plus en plus de Canadiens font le choix de vivre avec un ou des colocataires.

Les ménages en colocation – que Statistique Canada définit comme étant deux personnes ou plus vivant ensemble et ne faisant pas partie d'une famille de recensement (Nouvelle fenêtre) – sont le type de ménage qui connaît la plus forte croissance au Canada.

Bien qu'ils ne représentent encore qu'une faible part de tous les ménages canadiens (4 %), les 663 835 ménages en colocation en 2021 représentent ainsi une augmentation de 54 % par rapport à 2001.

D'après un texte de CBC News

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