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Un organisme veut éduquer les travailleurs indépendants de Sudbury sur leurs droits

Un livreur de SkipTheDishes marche dans une rue avec un sac de livraison.

Les applications de livraison et de transport ont connu un essor dans la région du Grand Sudbury depuis quelques années.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Avec la montée en popularité des applications de livraison de nourriture et de transport indépendant au cours des dernières années dans la région de Sudbury, des acteurs du milieu veulent éduquer les travailleurs à propos de leurs droits.

L’organisme Sudbury Workers Education and Advocacy Centre (SWEAC) s’inquiète du fait que les travailleurs indépendants de l’économie des petits boulots ne sont pas pleinement conscients de la façon dont ils peuvent se protéger.

C’est pourquoi Tt Scott, agent de communication pour SWEAC, affirme que son organisme s’est associé à des partenaires communautaires pour organiser des ateliers afin d'expliquer les nouveaux changements législatifs qui pourraient toucher ces travailleurs.

Il y a un manque de sensibilisation en ce qui concerne les droits des travailleurs indépendants, affirme Tt Scott.

En réponse aux préoccupations des travailleurs, le SWEAC s'est associé à la fondation Afro Women and Youth pour organiser des ateliers afin d'aider les jeunes travailleurs de l’économie des petits boulots à comprendre les nouveaux changements législatifs tout en apprenant comment ils peuvent agir en ligne au moyen de gazouillis et de pétitions.

Nous voulons qu'ils s'assurent d'être conscients de leurs droits en ce moment, d'être au courant des changements législatifs qui pourraient être adoptés et d'avoir la possibilité d'obtenir les ressources nécessaires, indique Tt Scott.

La loi à laquelle Tt Scott fait référence est la Loi sur les droits des travailleurs des plateformes numériques, proposée par le gouvernement de l'Ontario plus tôt cette année.

Tt Scott porte un foulard bleu et sourit au photographe.

Tt Scott est agent de communication au Sudbury Workers Education and Advocacy Centre.

Photo : Avec l'autorisation de Tt Scott.

Si elle est adoptée, cette loi conférera des droits de base aux gens qui travaillent sur une plateforme numérique.

Les nouveaux droits établis par la loi comprendraient le droit au salaire minimum, le préavis de retrait d'une plateforme numérique, le droit de résoudre les conflits liés au travail et le droit de ne pas subir de représailles.

Toutefois, Tt Scott affirme que cette mesure exclurait les travailleurs de l'industrie du spectacle des autres protections prévues à la Loi sur les normes d'emploi (LNE).

Les travailleurs indépendants disent ce qu'ils veulent depuis des décennies. Ils veulent des protections complètes, ils veulent des droits complets pour être considérés comme des travailleurs à temps plein. La Loi sur les travailleurs des plateformes numériques est tout le contraire de cela, affirme Tt Scott.

Besoin d'une plateforme pour ces travailleurs

Karan Badesha, une voix active pour la communauté des entrepreneurs indépendants et des travailleurs de l’économie des petits boulots de Sudbury, affirme que les travailleurs ont besoin d'une plateforme pour se sentir entendus.

Karan Badesha devant un lac et une ville à l'arrière-plan.

Karan Badesha milite pour les droits des travailleurs de l'économie des petits boulots.

Photo : Avec l'autorisation de Karan Badesha

M. Badesha fait partie d'un groupe Whatsapp qui rassemble près de 500 travailleurs indépendants.

Tout le monde a les mêmes préoccupations et les mêmes problèmes, affirme-t-il.

M. Badesha a l'intention de participer aux ateliers du SWEAC, qu'il estime nécessaires pour protéger les personnes les plus vulnérables contre l'exploitation.

Les entreprises ont beaucoup de curriculum vitæ et beaucoup de candidats, alors elles ne s'en soucient même pas, indique-t-il.

M. Badesha ne veut pas décourager les jeunes travailleurs de postuler pour un emploi comme ceux qu'offrent les plateformes numériques, mais il espère les encourager à passer à l'action.

Les gens peuvent venir, travailler et gagner de l'argent pour leur famille, mais il y a beaucoup de choses qui ne sont pas dites, ajoute-t-il.

Avec les informations d'Ashishvangh Contractor, CBC

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