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Langues officielles : des organismes de l’Î.-P.-É. demandent plus de fonds à Ottawa

Gros plan sur une pancarte de signalisation bilingue devant le parlement canadien, à Ottawa.

Une pancarte de signalisation bilingue devant le parlement canadien, à Ottawa

Photo : iStock

Des organismes du milieu communautaire acadien et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard ont demandé au gouvernement fédéral un financement plus important pour leur secteur.

Ils ont formulé en personne cette demande à la ministre responsable des langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, lors de son passage à Summerside jeudi.

La ministre fait sa tournée pancanadienne sur le plan d’action de la Loi sur les langues officielles afin de connaître les réalités, les défis et les priorités de la population entre 2023 et 2028.

Ginette Petitpas Taylor à Vancouver, le 24 mai 2022.

La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a déposé son projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles, en mars 2022 (archives).

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Des représentants du milieu communautaire francophone ont rencontré la ministre responsable des langues officielles, dont la présidente par intérim du Collège de l’Île, Colleen Soltermann.

Elle explique qu’un meilleur financement des activités communautaires en milieu linguistique minoritaire ainsi que la distribution plus équitable de ces fonds sont nécessaires afin d’assurer la vitalité du secteur.

Selon elle, ces fonds faciliteraient le recrutement de personnel, alors que l'île est aux prises avec une pénurie de professionnels.

« Il y a un manque de main-d’œuvre dans nos organismes, et aussi nos salaires à l’île ne sont pas compétitifs. Alors, les gens ont l’habitude de quitter l’île après quelques années. »

— Une citation de  Colleen Soltermann, présidente par intérim du Collège de l’Île

D'après Colleen Soltermann, les salaires dans le milieu associatif et communautaire devraient être bonifiés afin de faciliter la rétention des employés.

Souvent, les fonds du gouvernement ne tiennent pas compte du fait que les choses deviennent de plus en plus dispendieuses. On fait compétition avec d’autres provinces qui sont plus grandes, ajoute la présidente du collège.

Colleen Soltermann.

Colleen Soltermann, présidente par intérim du Collège de l’Île, tient à défendre un financement plus important aux établissements postsecondaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

L’éducation en français

En entrevue au Réveil Île-du-Prince-Édouard, la ministre responsable des langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a souligné que l’éducation en français fait partie des besoins partout au Canada.

« C’est sûr que le continuum en éducation, de la petite enfance au postsecondaire, c’est quelque chose que l’on considère comme étant [la] clé. »

— Une citation de  Ginette Petitpas Taylor, ministre responsable des langues officielles

Elle espère que la nouvelle Loi sur les langues officielles sera adoptée d’ici la fin de l’année.

On veut s’assurer que les gens auront la chance d’être éduqués en français, ajoute la ministre Ginette Petitpas Taylor.

La présidente par intérim du Collège de l’Île, Colleen Soltermann, a rappelé les demandes du réseau national des établissements postsecondaires francophones par rapport à leur financement.

Ces établissements souhaitent que les fonds qui leur sont alloués soient doublés, ce qui élèverait l’investissement à 80 millions de dollars par année.

Vue de la façade des bureaux du Collège de l'Île à Charlottetown en été.

Le Collège de l'Île de l'Î.-P.-É. fait partie des 22 collèges et universités francophones de l'extérieur du Québec.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Colleen Soltermann rappelle aussi que les établissements postsecondaires, comme le sien, représentent la porte d’entrée de beaucoup d'immigrants au Canada.

Il y a un bon nombre de nos étudiants qui viennent de l’étranger. Éventuellement, lorsqu’ils seront formés, ils pourraient venir travailler dans nos services et fournir de la main-d’œuvre, explique-t-elle.

D'après elle, un processus simplifié pour l'obtention de la résidence permanente serait essentiel.

Une des priorités à l’île, c’est de s’assurer qu’il y a un mécanisme pour délivrer les demandes d’immigration de ces étudiants, précise Colleen Soltermann.

Charles Duguay donne une entrevue à l'entrée du marché.

Charles Duguay, vice-président de la Société acadienne et francophone de l'Île, met l’accent sur le besoin d’une surveillance accrue du financement des projets de la francophonie (archives).

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

La conformité à la loi

Lors de la rencontre avec la ministre, la Société acadienne et francophone de l’Île, la SAF'Île, a beaucoup misé, à son tour, sur les mécanismes légaux pour assurer que les fonds fédéraux arrivent aux organismes francophones, explique le vice-président de l'organisme, Charles Duguay.

Il met l’accent sur le besoin d’une surveillance accrue de la part du Conseil du Trésor pour veiller à ce que les projets financés par le fédéral soient conformes à la Loi sur les langues officielles.

« Il faut qu’il y ait une imputabilité dans tous les domaines de développement. Souvent, on ne sait pas si l’argent du fédéral s’en va là où cela devrait aller, c’est-à-dire dans le milieu francophone. »

— Une citation de  Charles Duguay, vice-président SAF'Île

Ce geste permettrait d’imposer des sanctions lors du non-respect de celle-ci, selon lui.

La ministre responsable des langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, devrait visiter la communauté francophone d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 9 août prochain.

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