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L’Université de Calgary reçoit 500 000 $ pour la recherche sur les commotions au rugby

Une joueuse de rugby de l'équipe canadienne effectue un essai contre l'Angleterre à la Série mondiale de Langford.

Le taux de blessures et de commotions cérébrales chez les jeunes joueuses de rugby au Canada serait plus élevé que chez les hommes, affirme un chercheur. (archive)

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

L’Université de Calgary reçoit 500 000 $ de la Fédération internationale de rugby (World Rugby) pour étudier les commotions cérébrales et la prévention des blessures chez les jeunes femmes pratiquant ce sport.

Isla Shill, ancienne joueuse de rugby universitaire et candidate au doctorat à l'Université de Calgary, codirige l'étude internationale, avec le chercheur sur la prévention des blessures sportives Stephen West. Les données de cette étude se basent sur des joueurs de rugby âgés de 13 à 18 ans de Calgary, Winnipeg, Québec et Vancouver.

Malheureusement, nous savons que les taux de blessures et de commotions cérébrales chez les jeunes joueuses canadiennes sont plus élevés que chez les hommes, explique Stephen West. Cela exige une attention urgente pour le bien-être des joueuses.

Le financement servira à examiner les méthodes d'entraînement, les échauffements, les changements aux règles et aux lois du sport, l'utilisation de l'équipement et l'entraînement sur le terrain.

Les recherches permettront de développer, de mettre en œuvre et d'évaluer des mesures pour éviter de futures blessures et commotions cérébrales chez les jeunes joueuses.

Isla Shill avait déjà de l'expérience dans la recherche sur les commotions cérébrales et les blessures dans le rugby féminin. Au début de sa maîtrise, elle a participé à un projet qui consistait à étudier les blessures chez les joueurs et joueuses de rugby dans des écoles secondaires de Calgary, au cours des saisons 2018 et 2019.

Ce que nous avons constaté en examinant les données des filles au cours de ces deux saisons, c'est que les taux de blessures que nous avons vus étaient parmi les plus élevés signalés dans la littérature sur le rugby. [...] Le taux de commotions cérébrales, en particulier, était le plus élevé jamais observé à ce jour, révèle-t-elle.

Les blessures graves qui peuvent survenir dans le rugby féminin ont été mises en lumière en 2013 lorsqu'une adolescente ontarienne, Rowan Stringer, est morte à la suite d'un coup à la tête subi lors d'une partie de rugby.

Le directeur principal pour le développement communautaire pour Rugby Canada, Paul W. J. Hunter, reconnaît les efforts de l’Université de Calgary pour améliorer la sécurité dans ce sport.

Il est important que les décisions prises pour améliorer notre jeu et créer des espaces sûrs pour tous soient fondées sur des preuves, affirme-t-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

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