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Action-Chômage Côte-Nord interpelle Service Canada

Quelqu'un lit la section Emplois du journal.

Le chômage est à un taux historiquement bas sur la Côte-Nord (archives).

Photo : IStock

Radio-Canada

Action-Chômage Côte-Nord dénonce les retards de Service Canada et prévoit une « catastrophe économique » si les critères d’admissibilité au chômage sont rehaussés.

Selon l'organisme de défense des travailleurs sans emploi, Service Canada accuse d'importants retards dans le traitement des demandes d'assurance-emploi : plus de 14 000 dossiers seraient en attente depuis plus de 38 jours au pays.

C’est inexplicable, se désole la directrice générale de l’organisme, Line Sirois. Elle s’étonne que les retards actuels surviennent en plein été, alors que les taux de chômage sont historiquement bas, à 4,6 % pour le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord, selon les données de Statistique Canada.

Mme Sirois craint que les délais deviennent encore plus importants cet automne, lorsque les travailleurs saisonniers se trouveront sans emploi.

Un rehaussement des critères dangereux

Action-Chômage demande au gouvernement fédéral de rendre permanent le seuil d’admissibilité à 420 heures travaillées pour obtenir des prestations d'assurance-emploi, instauré en raison de la pandémie.

Line Sirois, coordonnatrice d'Action Chômage Côte-Nord devant les locaux de l'organisme.

Line Sirois, coordonnatrice de l'organisme Action Chômage Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

À partir du 18 septembre, si les taux de chômage restent stables, les travailleurs saisonniers de la Haute-Côte-Nord, de la Manicouagan et de Sept-Rivières devront travailler 720 heures pour obtenir 14 semaines de prestations. En Minganie et en Basse-Côte-Nord, 560 heures seront nécessaires pour obtenir 20 semaines de prestations.

Avec la population qui vieillit, le chômage est extrêmement bas. Et plus le chômage est bas, plus il faut d’heures pour être admissibles, et moins de prestations ils reçoivent, explique Mme Sirois.

« On reçoit beaucoup de téléphones de gens qui sont inquiets. »

— Une citation de  Line Sirois, directrice générale d’Action-Chômage Côte-Nord

C’est un recul périlleux pour les travailleurs saisonniers, estime Line Sirois. Elle mentionne que la saison estivale est particulièrement courte sur la Côte-Nord. Selon elle, certains travailleurs saisonniers n’auront pas cumulé assez d’heures pour se qualifier pour l’assurance-emploi cet automne.

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