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Les Fêtes de la Nouvelle-France débutent

Deux hommes et trois femmes assis les uns à côté des autres sur le bord d'une fontaine dans un parc. Ils sont tous habillés avec des costumes du 18e siècle.

Les Fêtes de la Nouvelle-France sont l'occasion d'en apprendre plus sur les us et coutumes du XVIIIe siècle, notamment comment les gens de l'époque s'habillaient.

Photo : Gracieuseté Fabricants d'Histoire/Maxime Bolduc

Sans eux, les Fêtes de la Nouvelle-France n’auraient assurément pas la même saveur. Les costumes d’époque sont indispensables à cette plongée historique. En coulisses, ils sont confectionnés avec soin et souci du détail.

Manteaux en soie aux pourtours brodés, tricornes, jupons… L’atelier des Fêtes de la Nouvelle-France déborde de vêtements d’un autre temps. Délicatement conservés depuis des mois sur des cintres, sous plastique et dans des cartons, ils sortent de leur sommeil.

Des cartons entreposés les uns à côté des autres le long d'un mur et remplis de vêtements sur des cintres accrochés à une tringle.

L'atelier des Fêtes de la Nouvelle-France regorge de costumes d'époque soigneusement conservés pour ne pas les abîmer.

Photo : Radio-Canada

Dès ce jeudi après-midi, ils reprendront vie, portés par des comédiens et des bénévoles chargés de montrer à quoi ressemblait la vie à Québec au XVIIIe siècle. Un seul costume demande des dizaines d’heures de travail.

Pour un habit comme celui que je porte, c’est facilement 100, 150 heures de travail. Et ça, c’est sans la recherche historique, la recherche des tissus. C’est beaucoup de travail, explique Samuel Venière, vêtu comme un bourgeois : costume de soie sur les épaules et tricorne sur la tête.

Les rudiments de la couture

L’historien s’est pris de passion pour les costumes d’époque au point qu’il en fabrique lui-même. Sa conjointe lui a appris les rudiments de la couture.

Au début, j’étais très malhabile. Je me piquais, je me coupais. Mais à force de patience, j’ai développé une certaine dextérité. C’est devenu quelque chose qui m’absorbe complètement.

Un homme en entrevue à la télé dans un atelier de couture, entouré de vêtements et de costumes d'époque.

L'historien Samuel Venière se passionne pour les habits du temps de la Nouvelle-France. Il coud lui-même ses propres tenues.

Photo : Radio-Canada

Lorsqu’il s’habille comme au temps de la Nouvelle-France, Samuel Venière a l’impression d’aller à la rencontre de [ses] ancêtres.

C’est un peu comme se mettre dans leur peau et c’est ça qui me fascine. Ça donne une compréhension qui dépasse le livre, le texte ou même la discussion. On est vraiment dans l’expérience, dans le laboratoire historique, explique-t-il, le regard enthousiaste et le sourire en coin.

En apprendre plus sur nos racines

Les Fêtes de la Nouvelle-France sont présentées jusqu’à dimanche au parc de l’Esplanade dans le Vieux-Québec, de nouveau dans leur formule habituelle, car elles avaient été annulées en 2020 à cause de la pandémie, puis revues en 2021 pour respecter les restrictions sanitaires.

Une femme en train d'inspecter un manteau du 18e siècle avec des broderies.

La confection d'un costume du XVIIIe siècle peut demander plus d'une centaine d'heures de travail.

Photo : Radio-Canada

Le directeur de la programmation, Jérôme Dechêne, promet qu’il y en aura pour tout le monde, la famille, les curieux, les érudits, et que ces Fêtes de la Nouvelle-France ont gardé leur intérêt.

Elles sont importantes parce qu’elles permettent d’en apprendre plus sur nos racines. C’est important pour les gens de Québec d’apprendre d’où ils viennent. On en apprend aussi sur les gens qui étaient là avant nous, les Premières Nations, avec notre poste de traite.

Ce poste est l’un des quatre quartiers aménagés sur le site, en plus du village, du port et de l’auberge Coureur des bois. Quatre quartiers qui seront le théâtre de nombreuses animations.

D'après les informations d'Alicia Rochevrier et de Pierre-Alexandre Bolduc

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