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Comme je t’aime, ou s’aimer en tant qu’individus noirs

Une vue d'ensemble de l'exposition « Comme je t’aime », présentée à la Galerie d’art d’Ottawa.

L’exposition « Comme je t’aime » explore le thème de l’amour sous toutes ses formes, au sein de la communauté noire.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

L’amour au sein de la communauté noire, l’amour de soi et l’absence d’amour. Voici quelques-uns des thèmes explorés dans l’exposition Comme je t’aime, présentée à la galerie Annexe de la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) jusqu’au 11 septembre prochain.

Divisée en trois sections – l’amour de soi ou individuel ; l’amour et les soins communautaires ; et les enseignements intergénérationnels sur l’amour –, Comme je t’aime propose un regard nuancé sur sa thématique.

Tous issus de la communauté noire, les 24 artistes figurant dans l’exposition sont également établis dans la région.

Quand je faisais ma recherche, je trouvais que la plupart des thèmes artistiques ou des œuvres étaient souvent centrés sur les traumatismes envers les individus noirs. Je voulais avoir une perception plus holistique et complète des gens noirs, plus spécifiquement avec l'amour et comment on peut avoir tous ces extrêmes dedans, explique la commissaire de l’exposition, Delilah Edouard Williams.

Delilah Edouard Williams, souriante, devant des oeuvres de l'exposition « Comme je t’aime », présentées sur un mur.

Delilah Edouard Williams, commissaire de l’exposition « Comme je t’aime », à la Galerie d’art d’Ottawa (GAO).

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

« L’amour, ce n’est pas nécessairement un thème toujours super beau. [...] On commence à se requestionner : Comment on s'aime comme individu noir? Comment on s'aime dans notre communauté? Qu’est-ce qu'on a besoin de travailler? »

— Une citation de  Delilah Edouard Williams, commissaire de l’exposition « Comme je t’aime »

Une exposition en trois axes

La première section de Comme je t’aime est centrée sur l’individu, à travers des pièces représentant notamment l’acceptation, l’amour-propre ou la sexualité.

Il y a beaucoup de discussions avec des femmes noires [sur] le fait que c’est [la sexualité] quelque chose qui était un fétiche [et] comment on peut vraiment accepter notre sexualité comme femme noire. C’est un thème vraiment tabou, même aujourd’hui, mentionne la commissaire.

Des oeuvres de l'exposition « Comme je t’aime », présentées sur un mur.

Certaines œuvres de l’exposition mettent en lumière le thème de la sexualité au sein de la communauté noire.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

La deuxième section aborde le sentiment d’appartenance et les relations communautaires, romantiques et familiales. Enfin, la troisième et dernière partie de l’exposition met de l’avant une communauté au sein de laquelle sont établies des relations saines, se perpétuant d’une génération à l’autre.

Ainsi, chacun des trois grands axes sont interreliés. S’il y a une absence d'amour de soi ou de notre communauté, ce n’est pas possible nécessairement d’aimer quelqu’un [d’autre]. [...] Des gens qui s'aiment comme individus peuvent créer [une] communauté, et ensuite créer des générations, souligne Delilah Edouard Williams.

Des oeuvres de l'exposition « Comme je t’aime », présentées sur un mur.

Les artistes n’étaient soumis à aucune restriction pour élaborer leurs créations.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

Certains thèmes, tel que l’entretien d’une chevelure frisée, se répètent d’une création à l’autre. Dans plusieurs œuvres, il y a quelqu’un en train de prendre soin des cheveux de quelqu’un d’autre. C’est un moment tellement commun et personnel dans la communauté noire, fait valoir la commissaire.

« Les gens qui te font les cheveux, tu apprends à les connaître vraiment bien. Il y a tellement de conversations qui prennent place et un environnement de sécurité et de confort [qui s’y crée]. »

— Une citation de  Delilah Edouard Williams, commissaire de l’exposition « Comme je t’aime »

L’exposition Comme je t’aime est présentée à la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) jusqu’au 11 septembre.

Avec les informations de Camille Bourdeau-Potvin

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