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Le programme d’agriculture urbain Askîy met en place un programme communautaire de partage

Trois personnes en train de cultiver un jardin.

Le nouveau site du jardin, anciennement le lieu du club de quilles Riversdale Lawn, porte le nom de kistikana de la communauté ketayak, ce qui signifie «jardin communautaire des aînés» dans la langue michif du Nord.

Photo : Radio-Canada / Kendall Latimer

Radio-Canada

Chaque été, le programme Askîy de Saskatoon donne à un groupe de stagiaires l’occasion d’apprendre comment planter, entretenir, récolter et vendre des aliments en utilisant des techniques durables. Cette année, avec les organisateurs, ils ont réussi à mettre sur pied un modèle d’agriculture communautaire partagée.

Askîy signifie la Terre en cri. Le programme a beaucoup grandi ces sept dernières années. L’an dernier, les gérants ont fait l’acquisition d’une parcelle de terrain sur le site de l’ancien club de quilles Riversdale Lawn.

Dorénavant, au lieu de cultiver des aliments dans des conteneurs parce qu’ils de trouvaient sur un terrain contaminé, ils disposent d'un vaste terrain pour semer directement dans le sol.

Parce que nous avons cet espace au sol, nous avons l’irrigation, et il est beaucoup plus facile de cultiver plus de nourriture et d’avoir des rendements plus prévisibles, explique la coordonnatrice de l’agriculture urbaine auprès de CHEP Good Food, Terri Lynn Paulson. Cet organisme communautaire gère le programme Askîy.

Le modèle d’agriculture communautaire partagée permet aux gens de payer au début de la saison et de devenir des abonnés en échange d’une part de ce qui est récolté.

Cette façon de faire repose sur la confiance, selon Terri Lynn Paulson. Nos membres disent : oui, nous vous soutiendrons pour toute la saison, ajoute-t-elle.

De leur côté, les stagiaires d’Askîy fournissent aux membres des boîtes de légumes, de fruits, de fleurs et d’herbes tout au long de l’été et de l’automne, et ce, toutes les deux semaines.

Terri Lynn Paulson croit que cela permet aussi de tisser des liens et d'avoir un but plus concret, à travers la pression liée à la livraison des aliments. En plus de ces derniers, les abonnés reçoivent aussi une lettre d'information sur les défis et les joies du jardinage urbain.

Cela crée une connexion entre les personnes qui font pousser les aliments et celles qui en mangent. C’est très important pour moi et je pense que c’est aussi essentiel pour nos stagiaires, souligne Terri Lynn Paulson.

L'équipe d'Askîy vend ses produits du lundi au vendredi dans un marché extérieur et fait également des dons dans le réfrigérateur communautaire gratuit.

Une économie alimentaire durable

Le programme veut créer une économie alimentaire plus durable en ville.

Matthew Recollet est un stagiaire du programme qui étudie en éducation à l’université. Il compte utiliser ce qu’il a appris dans le cadre d’un enseignement pour ses futurs étudiants. Savoir d’où vient notre nourriture et comment elle est cultivée en fait partie, dit-il.

Un jeune homme se tient debout devant un jardin.

Olaf Olson étudie en nutrition à l'université et espère un jour devenir diététiste pour transmettre aux autres les connaissances qu'il a acquises grâce au programme Askîy.

Photo : Radio-Canada / Kendall Latimer

Pour le stagiaire autochtone Olaf Olson, apprendre à utiliser des plantes considérées comme des mauvaises herbes en tant qu'ingrédients ou médicaments est une expérience clé. Il entame sa deuxième année en nutrition à l’Université de la Saskatchewan.

« C’est vraiment important d’avoir ce lien avec la terre, savoir comment cette nourriture est cultivée et comment construire quelque chose de durable, particulièrement en ville. Beaucoup d'Autochtones comme moi ont perdu ce lien ici dans la ville. »

— Une citation de  Olaf Olson, stagiaire du programme Askîy

Le programme de stages repose sur cinq piliers :

  • Améliorer les liens culturels; les stagiaires apprennent les pratiques des aînés et des gardiens du savoir
  • Bâtir une entreprise sociale
  • Obtenir des compétences pour faire pousser des aliments
  • Mobiliser les jeunes
  • Promouvoir la durabilité environnementale

Avec les informations de Kendall Latimer

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