•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grippe aviaire : retour à la normale dans la Péninsule acadienne

L'organisme Nature NB, qui surveille la situation, ne trouve plus d'oiseaux morts sur les plages de la région.

Un oiseau mort sur le sable.

L'une des milliers de carcasses de fous de Bassan trouvées récemment sur les plages de la Péninsule acadienne. Nature NB n'en trouve toutefois plus depuis trois semaines.

Photo : Gracieuseté : Lewnanny Richardson

L'effet de la grippe aviaire, qui a fait des ravages ces derniers mois particulièrement chez les fous de Bassan, semble s’atténuer dans la Péninsule acadienne, selon un organisme qui surveille la situation.

La maladie causée par un virus est très contagieuse et mortelle pour les oiseaux. On a trouvé des centaines de carcasses de fous de Bassan sur les plages de la région ces derniers mois, mais ce n’est plus le cas ces jours-ci.

Depuis environ trois semaines, on n’en retrouve aucun, affirme le biologiste Lewnanny Richardson, coordonnateur du programme des espèces en péril chez l’organisme Nature NB, au cours d’une entrevue accordée jeudi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

C’est normal qu’on trouve des oiseaux morts sur le bord des plages de notre région, mais là on est revenu à la normale: un oiseau [mort] peut-être à toutes les quelques journées et sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, explique M. Richardson.

D’autres espèces ont aussi été touchées, dont le guillemot marmette, le cormoran, et diverses espèces de goélands, précise-t-il. L’équipe de Nature NB a aussi la surprise de trouver deux corneilles mortes sur la plage, il y a quelques semaines.

Avec 22 ans de carrière, je n’ai jamais vu une corneille qui vient mourir sur une plage. Pour moi, c’était "oh, est-ce que ça va être vraiment pire?" Mais ça semble s’être calmé de ce côté-là, souligne Lewnanny Richardson.

Espoir de survie des espèces touchées

Au départ, on craignait pour la survie des espèces touchées par la grippe aviaire ou du moins pour la survie de certaines colonies. Nature NB est aujourd'hui rassurée à ce sujet.

Je pense que oui parce que si on parle de grosses colonies, par exemple la colonie de fous de Bassan de la région de Bonaventure, on parle de plus de 110 000 individus qui nichent sur l’île. Dans la Péninsule acadienne, je couvre 125 km de côtes. On a recensé 3000 oiseaux morts. Donc, sur 110 000, si on extrapole avec toutes les plages qu’on a, on a peut-être un faible pourcentage de la population qui a succombé à la grippe aviaire, estime Lewnanny Richardson.

Le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick a retiré des plages de la Péninsule acadienne environ 2500 carcasses d’oiseaux et la mer a enfoui dans le sable des centaines d’autres carcasses, selon le biologiste.

Je ne suis pas virologue, mais j’ai l’impression qu’on va voir d’autres épidémies comme ça dans le futur, ajoute-t-il.

Le risque de contagion aux humains est faible, mais les autorités recommandent au public de ne pas manipuler d’oiseaux morts ou en fin de vie. Il faut plutôt les signaler au ministère des Ressources naturelles.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !