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Un Calgarien partage son temps entre son travail et sa passion pour l’histoire de la ville

Irwin Poon, historien amateur de Calgary, à gauche, et, à droite, photo juxtaposée et en noir et blanc d'un commerce ressemblant à une grange.

Irwin Poon avoue que le fait de travailler dans un commerce de détail l’aide beaucoup dans son travail d’historien amateur, car il y reçoit de nombreux aînés et des retraités qui discutent avec lui et lui font part de leurs souvenirs de Calgary.

Photo : Irwin Poon, Bibliothèques et ressources culturelles Collections numériques/Université de Calgary

Radio-Canada

Passionné d'histoire, notamment celle de la Cité des Rocheuses, Irwin Poon, 57 ans, partage son temps entre sa vie professionnelle de préposé d’un magasin de commerce de détail et celle d'historien amateur.

Il s’occupe ainsi du rayon des viandes d'un magasin Sobeys du nord-ouest de Calgary le jour et, la nuit, il se transforme en historien public, se servant à cet effet de Historic Calgary, un groupe Facebook dont il est l’administrateur, pour dévoiler des pans du passé de la ville.

J'adore l'histoire, avoue-t-il. Je pense à quelque chose qui m'intéresse, que ce soit une photo d'un bâtiment ou une carte postale, que je l'utilise pour essayer de raconter une histoire.

Les publications de M. Poon sur le réseau social vont notamment des photos d'archives aux anciennes découpures de journaux en passant par des publicités et même des menus de l'époque, qu'il accompagne souvent d'une courte légende décrivant la date et la source de l’archive.

Le groupe est ouvert à tous et compte plus de 6500 membres depuis qu’il en est devenu l’administrateur, il y a environ deux ans.

Né à Edmonton, Irwin Poon a développé une passion pour l'histoire en lisant les encyclopédies de ses parents.

À l'âge adulte, il a étudié le chinois, d'abord à Pékin, puis à l'Université de l'Alberta. Il a quitté l'université avant de terminer ses études, en partie, explique-t-il, à cause des tensions sur le campus à la suite du massacre de manifestants à la place Tiananmen, à Pékin, en 1989.

Il dit regretter parfois de ne pas avoir terminé ses études. Je suis une personne avec beaucoup d'informations dans la tête, mais je n'ai pas de diplôme, raconte-t-il.

Photo d'archive du bâtiment de la West End Heating Company.

Cette photo d'archives du bâtiment de la West End Heating Company fait partie de celles qui ont été publiées par Irwin Poon dans le groupe Facebook dont il est l'administrateur.

Photo : Fournie par Bibliothèques et ressources culturelles, Collections numériques de l'Université de Calgary.

Son travail inspire un historien

Selon Irwin Poon, le fait de travailler dans un commerce de détail l’aide beaucoup dans son travail d’historien amateur, car il reçoit de nombreux aînés et des retraités qui se montrent heureux de discuter avec lui et de lui faire part de leurs souvenirs de Calgary.

Ses publications ont même reçu l'approbation de l'historien Harry Sanders, qui estime que celles-ci peuvent aider à susciter un intérêt plus large pour l'histoire locale.

Cela fait parler les gens, les encourage à partager des photos et des faits du passé, dit Harry Sanders, écrivain indépendant et consultant en histoire à Calgary. Je pense que cela ne peut qu'être utile, ajoute-t-il.

Irwin Poon espère maintenant faire grandir le groupe et encourager encore plus de gens à découvrir la ville qu'il aime.

« Ce qui me rend si heureux de vivre à Calgary, ce ne sont pas seulement les vieux bâtiments ou les photos et l'histoire; c'est la population. »

— Une citation de  Irwin Poon, historien amateur

Avec les informations de Paula Duhatschek

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