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De nouveaux arrivants font l’expérience du camp de vacances Lac en Cœur

Des jeunes sur le bord de l'eau

Le reportage d'Anne-Merline Eugène

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

Radio-Canada

Cet été, 18 jeunes arrivants peuvent participer à coût réduit au camp de vacances Lac en Cœur à Lac-aux-Sables. L’objectif? Faciliter leur intégration à la société québécoise, tout en leur offrant une expérience enrichissante.

L’idée est venue du Service d'accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de Shawinigan, qui souhaitait offrir un séjour en nature, dans la région, à des jeunes issus de familles immigrantes.

Les jeunes, ici, découvrent plein d’activités extérieures, une vie un petit peu à part. Une fois qu’on est au lac, on est un peu coupé du monde extérieur [...]. Pour eux, c’est une expérience unique de vie en communauté, se réjouit Nicolas Pasian, directeur adjoint du camp Lac en Cœur.

Les enfants âgés de 6 à 12 ans, provenant principalement de familles du Maghreb et de la France, ont été intégrés aux groupes habituels du camp.

Des enfants sur le bord de la plage.

Au total, 18 jeunes participent au camp de vacances chapeauté par le SANA de Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

Autant pour les jeunes de la Mauricie que les jeunes nouveaux arrivants, c’est super riche, a déclaré la chargée de projet au SANA Kassandra Lavigne en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Des employés du SANA se sont offert pour donner une mini-formation aux moniteurs du camp. Le but était de les aider à s’assurer que les jeunes soient bien inclus dans le camp et à être de bons ambassadeurs de la diversité culturelle, explique Kassandra Lavigne.

Des ajustements ont aussi été faits pour améliorer l’expérience des jeunes immigrants. Des mets végétariens étaient déjà offerts, mais de la nourriture halal a été ajoutée au menu.

Un premier groupe a participé au camp du 26 juin au 1er juillet. Les jeunes et les familles étaient tellement reconnaissants, ils étaient super contents d’être allés à ce camp-là.

Elle affirme qu’ils ont vraiment apprécié leur expérience. Un deuxième groupe est actuellement en train de vivre l’aventure.

Une expérience concluante

Elissia fait partie des participants de la deuxième cohorte. Fraîchement arrivée de France, la jeune fille a déjà fait plusieurs découvertes et n’hésite pas à partager sa culture.

J’ai appris à faire du rabaska. Ils me demandent si je suis née en Chine, mais je leur réponds que je suis née en France, confie-t-elle.

Une petite fille.

La petite Elissia Leclerc.

Photo : Radio-Canada

Durant deux semaines, les participants ont droit à un menu d’activités diversifié : promenade en forêt, escalade, vélo et bien plus. Les jeunes évoluent dans un contexte récréatif et immersif.

J’ai appris le travail en équipe et le respect. Je regarde les autres et je prends exemple sur eux, avoue le petit Jebril.

Le SANA de Shawinigan espère répéter l’expérience dans les prochaines années.

Le printemps dernier, l’organisme avait organisé un camp de jour interculturel. L'activité, qui a eu lieu pendant la semaine de relâche, a notamment permis à des jeunes d’apprendre à déconstruire des préjugés raciaux.

Avec les informations d'Anne-Merline Eugène

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