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Chefferie libérale au N.-B. : un deuxième tour probable selon un politologue

Montage photo des quatre personnes candidates dans la course à la direction du parti.

Les candidats à la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick. De gauche à droite : Donald Arseneault, Susan Holt, Robert Gauvin et T. J. Harvey.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Le professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, Roger Ouellette, croit qu’un deuxième tour pourrait s'avérer nécessaire pour départager les candidats à la chefferie libérale au Nouveau-Brunswick. Le vote aura lieu le 6 août.

C’est un mode de scrutin qui est propice à ça , estime le politologue.

Sur leur bulletin de vote, les quelque 9000 membres du Parti libéral devront ordonner selon leur préférence les quatre candidats : Susan Holt, Robert Gauvin, T.J. Harvey et Donald Arseneault.

Il y a 49 circonscriptions et chacune vaut 100 points, donc 4900 points , explique M. Ouellette.

Si aucun n’obtient une majorité de points au terme d’un premier tour, le dernier candidat ou la dernière candidate est éliminé. Les membres qui ont voté pour cette personne verront leur vote accordé à leur deuxième choix. Si aucun candidat n’obtient encore une fois de majorité, on reproduit le même processus et organise donc un troisième tour.

Une stratégie évidente selon l’expert en sciences politiques

M. Ouellette reconnaît ne pas savoir à qui pourrait profiter d’un second tour. Cependant, il croit que la stratégie que pourraient employer plusieurs candidats est claire.

C’est les candidats, qui là s’ils font campagne, doivent dire aux gens « si j’ai pas votre première préférence, au moins, donnez-moi votre deuxième préférence ». Donc, c’est là où se trouve la stratégie, explique-t-il.

Le politologue Roger Ouellette.

Le politologue Roger Ouellette.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

D’ailleurs, les quatre candidats sont d’avis à ce qu’un deuxième tour soit nécessaire, une situation qui ne s’est pas produite en plus de 40 ans.

Qui pour convaincre les Néo-Brunswickois?

Pour ce qui est du gagnant ou de gagnante selon lui, le politologue ne s'avance pas, notant au passage une campagne pendant l’été qui a peu retenu l’attention. Il ne veut pas non plus dire lequel ou laquelle serait le mieux placé pour faire face à l'actuel premier ministre, Blaine Higgs, ou à son successeur, à la prochaine élection provinciale.

C’est un ou une candidat qui peut [...] garder le vote francophone et aller chercher le vote anglophone , dit-il.

Comme beaucoup de candidats l’ont indiqué, semble-t-il, que, dans les circonscriptions anglophones, il y a du travail à faire pour rebâtir la base du Parti libéral au niveau des circonscriptions.

Le Parti libéral a remporté 17 circonscriptions à la dernière élection, mais n’en a plus que 16. La circonscription de Baie-de-Miramichi-Neguac est passée aux mains des progressistes-conservateurs dans une élection partielle. Toutes les 16 circonscriptions libérales se trouvent dans des coins majoritairement francophones de la province.

Avec les informations de Nicolas Steinbach

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