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Encore sonnée par le Tour de France, Simone Boilard se tourne vers Birmingham

Simone Boilard sur son vélo devance 3 cyclistes.

Le Tour de France a fait souffrir Simone Boilard qui doit maintenant se concentrer sur les Jeux du Commonwealth.

Photo : Capture d'écran - Facebook / St Michel - Auber 93

Elle porte encore sur son corps, les marques d’un Tour de France éprouvant. Malgré cela, Simone Boilard se prépare à remonter en selle cette semaine dans les couleurs de l’équipe canadienne aux Jeux du Commonwealth à Birmingham.

À peine débarquée en Angleterre, l’heure est au repos. La cycliste de Québec veut faire le plein d’énergie en vue du contre-la-montre qui s'annonce ardu ce jeudi.

C’est un contre-la-montre très technique, appréhende Simone. Ç’a été difficile pour moi de travailler les chronos cette année parce que les opportunités sont rares en Europe et en plus, je viens d’avoir un nouveau vélo sur lequel je n’ai pas encore roulé. Alors, je souhaite seulement faire un bon effort.

Possiblement qu’un meilleur résultat l’attend au fil d’arrivée de la course sur route dimanche. Et si ce n’est pas un résultat individuel, elle espère à tout le moins, une réussite d’équipe.

On a vraiment de bons atouts pour la course sur route et une victoire est envisageable, estime l'athlète de 22 ans. Que ce soit Alison Jackson ou Maggie Coles-Lyster qui a un des meilleurs sprints en ce moment sur la scène nord-américaine.

« Je peux aussi tirer mon épingle du jeu s’il y a une opportunité qui se présente et si j’ai retrouvé mes esprits. »

— Une citation de  Simone Boilard, cycliste dans l'équipe St-Michel Aubert 93

Fière, mais frustrée

Pour l'instant, Simone Boilard encaisse encore le supplice que le Tour de France lui a fait vivre, physiquement et mentalement.

Elle enlace une coéquipière après une course

Après plusieurs journées difficiles, Simone Boilard a finalement pu compléter une course sans accroc, vendredi, lors de la 6e étape du Tour de France.

Photo : Auguste Devaire

Après un départ canon et une 8e place lors de la première étape, tous les espoirs étaient permis pour la jeune Québécoise à cette première Grande Boucle féminine.

Mais dès le lendemain, le sort s’est acharné sur elle et ses espoirs se sont envolés.

Violentes chutes à la deuxième étape, crevaison lente dans la dernière ligne droite et autre chute la troisième journée, collision et dérailleur cassé au cinquième passage. Elle a conclu le Tour de peine et de misère.

Aux étapes 7 et 8, je pense que mon corps a juste shut down comme on dit en anglais. J’avais de la misère à regarder devant moi tellement j’étais dans la douleur. Les soubresauts de mes chutes m’ont beaucoup impacté.

« Je savais que le Tour de France allait être toute une épreuve, mais je ne savais pas que ce serait aussi difficile avec tous ces obstacles. »

— Une citation de  Simone Boilard, cycliste dans l'équipe St-Michel Aubert 93

Fière d’elle, elle dresse un bilan mitigé de son premier Tour de France.

Je réalise que j'ai ma place au Tour de France, que j'arrive à naviguer dans un peloton comme cela à ma première année en Europe, c'est super. Mais je suis frustrée que la vie se soit acharnée comme ça sur moi.

Un nouveau contrat

L’équipe St-Michel Auber 93 a pris note de la combativité de la Canadienne et lui a offert, durant le Tour, de poursuivre son association avec elle en 2023.

Je me plais dans cette équipe, lance Simone. Je suis arrivée ici alors que ça faisait presque trois saisons qu’on n'entendait pas parler de moi parce que j’étais blessée. Mais, ils m’ont accueilli à bras ouvert, comme si j’étais une des leurs.

Simone Boilard a été approchée par des équipes du World Tour, mais en demeurant avec la formation française, même si cette dernière n’a qu’un statut d’équipe continentale au sein de l’Union cycliste internationale, la jeune femme s’assure d’un rôle de leader au sein du peloton et elle peut se développer à son rythme.

De pouvoir être une coureuse protégée la majorité du temps, pour moi, c’est un atout, explique-t-elle. Je sens que je fais aussi partie d’une équipe qui évolue et qui a la volonté de gravir les échelons.

« Je veux valider le niveau auquel je suis présentement et après, si tout va bien, on ira dans une équipe du World Tour, mais je ne me sens pas prête à franchir ce pas. »

— Une citation de  Simone Boilard, cycliste dans l'équipe St-Michel Aubert 93
Elle roule derrière une adversaire sur une petite route de campagne.

Simone Boilard se réjouit devant la montée du cyclisme professionnel féminin.

Photo : Auguste Devaire

Simone Boilard est motivée par ses performances dans l’adversité. Elle l’est aussi par le virage que prend le cyclisme professionnel féminin, tant par sa présence sur les parcours mythiques comme le Paris-Roubaix et le Tour de France que par les conditions salariales qui s’améliorent et qui lui donnent espoir de vivre de son sport.

Il y a de plus en plus de courses qui se développent et des équipes qui se créent. Déjà, nos conditions en vue de la prochaine saison sont meilleures. Comme jeune cycliste, c’est soulageant de savoir qu’on peut faire une belle carrière.

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