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Des journalistes rendent hommage à Gino Paré, ancien porte-parole de la SQ

Gino Paré.

Gino Paré est décédé après avoir lutté durant plusieurs années contre le cancer.

Photo : Facebook

Rares sont les porte-parole d'une organisation qui font en sorte que la communauté journalistique se souvienne d'eux bien après leur passage aux relations médias. Encore plus rares sont ceux qui font l'objet d'un hommage de la part de ces reporters, après leur décès.

Gino Paré, lui, a droit à cette marque de reconnaissance.

Son décès, le 31 juillet, à 56 ans, après une dure bataille contre le cancer, a semé un vent de tristesse bien au-delà de son entourage.

Son attitude constamment positive, malgré les nombreuses récidives de la maladie, a soulevé une vague de solidarité dans sa bataille contre le cancer.

De son lit d'hôpital, il partageait ses hauts et ses bas.

Son décès subit a semé la tristesse chez plusieurs personnalités médiatiques montréalaises.

J’ai connu Gino dès mon arrivée à Montréal, aux affaires policières, en 2007. Nous avions travaillé sur le terrain dans le cadre d'un reportage de nuit sur la sécurité routière. À l'époque, il n'était que patrouilleur, mais on sentait qu'il comprenait le travail des journalistes. Tout en étant loyal à la SQ, il aimait que les médias s'intéressent au métier de policier, a partagé Marie-Maude Denis, animatrice à l'émission d'affaires publiques Enquête, de Radio-Canada.

« Le contact qu'il avait avec les gens était basé sur le respect et beaucoup d'humanisme. C'était réellement un bon gars. »

— Une citation de  Marie-Maude Denis, animatrice de l'émission Enquête
Gino Paré.

Gino Paré sur le terrain

Photo : Image de Radio-Canada

Gino était quelqu’un sur qui les journalistes pouvaient compter pour avoir l’heure juste. Lorsqu’on dit qu’il y a un humain derrière le policier qui porte l’uniforme, dans son cas c’était plus que vrai. Nous sentions la compassion et le dévouement derrière chacune de ses interactions, a renchéri Félix Séguin, animateur de l'émission JE à TVA et reporter en affaires publiques au Bureau d'enquête de Québecor.

Je suis bien triste. Je suis devenu chef des nouvelles et directeur assez vite après son entrée en poste, mais je peux retenir de lui que, malgré toutes les petites frictions qui surviennent dans nos métiers de journalistes qui fouillent et des relationnistes qui donnent ce qu’ils peuvent mais pas plus, malgré notre insistance, c’est celui qui en toute situation savait demeurer le plus gentil, courtois, gentleman, a affirmé David Santerre, codirecteur aux actualités, enquêtes et bureaux politiques de La Presse.

L'ancien photographe de David Santerre garde aussi un souvenir fort positif.

Il y a des personnes qu'on se demande comment ils sont devenus policiers. Gino faisait partie de celles-là. Une chose dont je me souviens, c'est son extrême gentillesse et le désir de bien collaborer avec nous. Je l'ai côtoyé au début des Patrouilleurs qui était un duo formé par La Presse, autour de 2008-2011, a ajouté Patrick Sanfacon, photographe à La Presse.

Gino Paré.

Gino Paré a laissé sa marque auprès de plusieurs membres des médias pour son respect qu'il exprimait à l'égard du travail des journalistes.

Photo : Facebook

Le métier de porte-parole dans une organisation policière demande d'être disponible à des heures atypiques. Notamment pour les besoins de la radio du matin.

Chez Bell Média, il aura aussi laissé sa marque.

J’ai rencontré Gino [Paré] sur plusieurs scènes de crime, dans le cadre de mon travail. Gino était un habile communicateur. En l’espace de quelques phrases, il savait expliquer une situation complexe et surtout établir une relation de confiance qui nous permettait de bien réaliser notre mandat d’informer la population. Il était passionné par son métier. Son décès m’attriste beaucoup, explique pour sa part Étienne Phénix, journaliste à Noovo Info.

Je l’ai connu en 2008 en sortant de l’université, se rappelle la journaliste et animatrice Monic Néron.

« Gino avait sa famille et son métier tatoués sur le cœur. Un vrai passionné. Je n’oublierai jamais sa gentillesse et sa bonne humeur incarnées. On dirait que je l’entends encore me répondre au téléphone avec son enthousiasme légendaire. Il avait un tel goût de vivre jusqu’à la fin de son combat qui devrait tous nous inciter à profiter de chaque seconde que nous avons avec ceux que nous aimons. »

— Une citation de  Monic Néron, journaliste et animatrice

Gino Paré laisse dans le deuil ses enfants Laurence et Jérémi, ainsi que sa conjointe Isabelle. La famille recevra les condoléances le 20 août prochain au Complexe funéraire Goyer de Sainte-Thérèse.

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