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La course d’orientation se fraie un chemin vers le cœur des Manitobains depuis 50 ans

La présidente de l'association de course d'orientation du Manitoba Reine-Marie Guillermic, qui trouve un point de contrôle, lors d'un événement au Manitoba, sur une photo d'archive.

La présidente de l'association de course d'orientation du Manitoba, Reine-Marie Guillermic, en pleine course, qui trouve un point de contrôle.

Photo : Reine-Marie Guillermic

Depuis 50 ans, des Manitobains courent et tentent de trouver leur chemin en forêt, dans des parcs ou en ville afin de trouver des points de contrôle installés par l'association de course d'orientation du Manitoba.

Le chapitre provincial est né lors d'une rencontre organisée au parc national du Mont-Riding, à Clear Lake, en 1972, cinq ans après la création de l'association canadienne de course d'orientation.

Rassemblés dans un chalet, les premiers adeptes manitobains ont appris les rudiments du sport – inspiré d'un entraînement militaire scandinave – en compagnie d'un instructeur ontarien.

Téléphone et GPS interdits

En quelques heures, un coureur doit franchir entre 5 et 10 points de contrôle. Pour les trouver, il ne peut utiliser ni un téléphone ni un GPS. Seuls objets pour réussir : une boussole et une carte multicolore avec une échelle.

Différentes teintes de vert ou d'orange indiquent la densité de végétation à négocier ou une plaine à traverser. Des logos dévoilent aussi le relief du terrain.

Une carte et une boussole d'une course d'orientation dans un parc de Winnipeg au printemps 2022.

Les coureurs n'ont qu'une carte et une boussole pour s'orienter dans la nature et trouver des balises.

Photo : Kenza Zaoui

La présidente de l'association, Reine-Marie Guillermic, pratique ce sport depuis neuf ans. Un ami lui a transmis la piqûre en France et elle continue maintenant en sol canadien.

Dès ma première course, j'ai trouvé ça fascinant de traverser les champs, explique Mme Guillermic. Même en ville, avec une carte et une boussole, on découvre des endroits différemment.

« C'est bien beau d'avoir un téléphone et Google Maps, mais quand il n'y a pas de réseau, il faut bien savoir lire une carte! »

— Une citation de  Reine-Marie Guillermic, présidente de l'association de course d'orientation du Manitoba

Plusieurs francophones participent aux activités, même si l'association est essentiellement anglophone.

Quand on a des membres francophones, on assure un service en français pour discuter de la course, indique la présidente de l'association, ajoutant que la promotion de cette dernière se fait aussi en français.

Du poinçon à la puce électronique

Adepte de la première heure et cofondateur de l'association manitobaine, Pat Lee a suivi l'évolution du sport dans la province.

M. Lee a vu les cartes passer du noir et blanc avec peu de lignes de contour pour délimiter les éléments naturels à la couleur. Les cartes sont désormais générées par ordinateur.

Par ailleurs, auparavant, les participants poinçonnaient les points de contrôle. Aujourd'hui, une petite puce électronique au doigt permet d'enregistrer son passage.

Une balise d'une course d'orientation installée à Winnipeg au printemps 2022.

Les participants aux courses d'orientation doivent trouver des balises de ce type.

Photo : Kenza Zaoui

Le système électronique enregistre maintenant le temps que prend un participant entre deux points de contrôle, précise Pat Lee, selon qui la course d'orientation est un sport où l'on a besoin d'utiliser son esprit.

Un sport adapté à tous

La course d'orientation demeure méconnue dans la province. Parmi la centaine de membres de l'association, une trentaine sont des adeptes assidus. On a des personnes âgées, et puis on s'est aussi adapté aux familles, puisqu'on peut porter les enfants, explique Reine-Marie Guillermic.

L'hiver, on fait des courses dans la neige et il y a des gens qui apportent des luges et qui tirent les enfants, poursuit-elle. De plus, un parcours fléché est mis en place spécialement pour les petits, histoire de montrer comment utiliser la carte et l'associer avec le terrain.

« Il n'y a pas besoin d'avoir un grand niveau physique car on peut pratiquer le sport en marchant. »

— Une citation de  Reine-Marie Guillermic, présidente de l'association de course d'orientation du Manitoba
Une photo d'archives qui montre des participants à une course d'orientation au Manitoba après la course qui socialisent.

Des collations sont toujours offertes en fins de course.

Photo : Reine-Marie Guillermic

Mais la course d'orientation reste un sport de compétition. Un championnat existe au niveau provincial et des compétitions nationales ont lieu chaque année dans différents provinces et territoires.

Pour autant, même si la compétition peut-être féroce, la complicité règne entre les concurrents.

Quand tu vois quelqu'un qui a de la difficulté à trouver un marqueur et que toi tu le trouves, c'est un de mes moments préférés en course, raconte Pat Lee. Mais une fois la course terminée, tout le monde partage le déroulement de sa course. Certaines personnes viennent même nous aider à ramasser les balises.

La prochaine course d'orientation aura lieu le 13 août au parc provincial de Saint-Malo.

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