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Des Yukonnais s’initient au tatouage traditionnel tlingit

Une personne en tatoue une autre avec une aiguille.

Kalina Benoit, l'une des participantes, a pu tatouer sa belle-sœur grâce à l'atelier.

Photo : Radio-Canada / Maya Lach-Aidelbaum

Radio-Canada

Un atelier qui a eu lieu au Centre culturel de Kwanlin Dün, à Whitehorse, a permis d’apprendre la pratique du tatouage traditionnel tlingit cette semaine.

C'est une manière de forger des liens et de montrer la fierté que l’on a envers ses ancêtres et ses racines, estime Anne Spice, la responsable de l’atelier et membre de la Première Nation Kwanlin Dün.

Elle a été rejointe par huit participants autochtones, pour la plupart des néophytes venus apprendre le maniement des aiguilles et de l’encre.

Si les tatouages sont communs aujourd'hui, l’objectif de l'atelier est de réintégrer le tatouage tlingit en tant que pratique culturelle à Whitehorse.

« Le tatouage est une pratique très ancienne pour de nombreux peuples autochtones. »

— Une citation de  Anne Spice
Portrait d'Anne Spice.

Anne Spice, responsable de l’atelier au Centre culturel de Kwanlin Dün

Photo : Radio-Canada / Maya Lach-Aidelbaum

De nombreux peuples autochtones ont été coupés de leurs pratiques traditionnelles, et donc du tatouage, par les politiques coloniales comme l'interdiction du potlatch. Selon Anne Spice, c’est pour cette raison qu’il n’existe que peu de documents visuels sur les tatouages autochtones.

Cela fait plusieurs générations que nous n'avons pas vu de tatouages être souvent pratiqués, dit-elle, même si elle admet que de plus en plus d'Autochtones se font tatouer de façon traditionnelle.

Kalina Benoit, l'une des participantes, n’avait jamais tatoué quelqu’un. Je suis pourtant à l'aise avec les aiguilles, je suis infirmière, dit en plaisantant celle qui a tatoué un anneau rouge autour du poignet de sa belle-sœur. En fait, c'est un peu plus facile que je le pensais et beaucoup moins douloureux.

Gros plan de deux tatouages sur les poignets de participantes.

Deux participantes montrent leurs tatouages réalisés au cours de l'atelier.

Photo : Radio-Canada / Maya Lach-Aidelbaum

Karila Benoit estime que cette expérience crée un lien fort, différent de celui qui consiste à se faire tatouer à l'aide d'une machine : Nous avons tous les deux beaucoup de tatouages, mais c'était la première fois que nous en avions fait un à la main, donc c'est spécial.

Avec les informations de Maya Lach-Aidelbaum.

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