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Cinq athlètes de Québec aux Mondiaux juniors de taekwondo

Ils posent côte à côte dans les couleurs de l'équipe canadienne

Le reportage de Guillaume Piedboeuf

Photo : Club de taekwondo de Sainte-Foy

La région de Québec n’est pas près de perdre sa réputation de terreau fertile du taekwondo au Canada. Cinq jeunes athlètes de la Capitale-Nationale représentent le pays au Championnat mondial junior à compter de mardi, en Bulgarie.

C’est sûr qu’un bon résultat serait plaisant, mais on va prendre ça un combat à la fois et acquérir le plus d’expérience possible pour ramener ça à l’entraînement et s'améliorer, lance Justine Carpentier. À 14 ans, la taekwondoïste du club de Sainte-Foy en sera, comme ses coéquipiers Enzo Fabi et Maude Ricard, à une première expérience aux Mondiaux juniors.

On peut parler de pages blanches. Ce sont des athlètes qui ont tout à apprendre dans un grand événement comme ça, explique leur entraîneur Alain Bernier. On ne peut pas pratiquer ça à l'entraînement. Il faut le vivre. À leur première année junior, c’est une belle occasion d’aller voir ce qu’il faut pour performer à ce niveau-là.

Elle se prépare à un combat d'entraînement avec son plastron et son protecteur buccal.

Gabrielle Beaulieu, du Club de taekwondo de Lac-Beauport, fait partie des cinq représentants de la région de Québec aux Mondiaux juniors.

Photo : Radio-Canada

Avec Ayoub Bouriel, du Club de Taekwondo de Beauport, et Gabrielle Beaulieu, du Club de taekwondo de Lac-Beauport, les taekwondoïstes de la région de Québec ont accaparé 5 des 20 titres canadiens en jeu aux derniers championnats nationaux. Ils seront donc un quintette à fouler les matelas de Sofia, en Bulgarie, aux Mondiaux.

Le mystère Québec

Alain Bernier, qui dirige le Club de Taekwondo de Sainte-Foy depuis 1993, a certainement son mot à dire dans le succès des taekwondoïstes de Québec. Il préfère toutefois donner le crédit à des athlètes comme François Coulombe-Fortier, Sébastien Michaud et Karine Sergerie, qui ont servi de modèles. Je pense que les jeunes se sont fait tracer la voie. Avoir des athlètes du club qui ont atteint les Jeux olympiques, ça rend la chose atteignable et concrète dans leur esprit.

L’entraîneur se dit toutefois particulièrement impressionné par l'actuelle cohorte de jeunes athlètes qui ont su rester motivés, ces deux dernières années, alors que l’entraînement était sans cesse mis sur pause par la pandémie.

Alain Bernier en entrevue

Alain Bernier a guidé plusieurs combattants jusqu'aux Jeux olympiques

Photo : Radio-Canada

Ce qui m’a gardé motivé, c’est justement de penser aux compétitions à venir après la pandémie. On s’entraînait à la maison et on avait des entraînements en ligne, décrit Maude Ricard.

Progresser en pandémie

Sa coéquipière Justine Carpentier était plus chanceuse. Comme son frère et sa sœur font aussi du taekwondo, le sous-sol de la résidence familiale est devenu un dojang de fortune. C’était un peu décourageant parfois, mais on a quand même réussi à rester en forme et travailler certaines choses en étant dans le sous-sol chez nous, relate-t-elle.

Des entraînements qui ont visiblement porté fruit. Reste à voir maintenant quel sera le résultat face aux meilleurs au monde, en Bulgarie. Comme les athlètes présents se connaissent peu, l’étude de l’adversaire ne se fera qu’une fois le combat commencé.

C’est à la fois stressant et plaisant. Comme l'adversaire ne connaît pas ton style, c’est plus facile de le surprendre, mais l’inverse est vrai aussi, décrit Maude Ricard.

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