•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise du logement : 29 ménages toujours sans domicile fixe à Québec

Une affiche accrochée à un immeuble sur laquelle est écrit : logement à louer, complet.

29 ménages cherchent toujours un logement, en date du 1er août, dans la région de Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Jérémie Camirand

Un mois après le 1er juillet, 29 ménages de Québec sont toujours à la recherche d’un logement. Du jamais-vu, selon l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ).

En date du 1er juillet, 56 ménages étaient à la recherche d’un toit. Depuis, 27 d’entre eux en ont trouvé un. De quoi satisfaire tout de même l’OMHQ.

La situation s'améliore lentement, mais sûrement, explique le directeur du développement organisationnel de l’OMHQ, Sébastien Olivier.

De son côté, le Front d'action de réaménagement urbain (FRAPRU) croit que la situation ne reflète que partiellement la réalité sur le terrain.

29 ménages, c'est la pointe de l'iceberg, mais ça doit nous alarmer, pense la porte-parole de l'organisme, Véronique Laflamme.

Un homme discute devant une caméra.

En date du 1er août, 29 ménages sont toujours à la recherche d'un logement, indique le directeur du développement organisationnel de l'OMHQ, Sébastien Olivier.

Photo : Radio-Canada

Sébastien Olivier est bien conscient du fait que la situation actuelle n’a rien à voir avec celle de l’an dernier, elle est même pire.

À pareille date en 2021, seulement 10 ménages n’avaient pas trouvé de logement. Le nombre a presque triplé en 12 mois.

« Qu'il y ait autant de personnes qui soient dans le besoin à ce moment-ci de l'année, dans une telle proportion, on n'a jamais rencontré ça sur le territoire. »

— Une citation de  Sébastien Olivier, directeur du développement organisationnel à l'Office municipal d'habitation de Québec

L’absence de logements sur le marché complique drôlement la tâche de l’organisme.

Il y a de moins en moins de logements abordables. C'était le cas aussi avant le 1er juillet cette année; on est face à un marché qui est très tendu, les logements abordables sont très difficiles à trouver, indique M. Olivier.

Il y a des logements qui sont disponibles, mais qui ne correspondent pas du tout à la capacité de payer des gens ou aux besoins des gens, renchérit Mme Laflamme.

Une dame est assise à une table lors d'un point de presse.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, demande au gouvernement Legault d'en faire plus. (Archives)

Photo : Radio-Canada

L’OMHQ précise toutefois que les 29 ménages, malgré leur situation difficile, ne sont pas à la rue. Des solutions temporaires ont été trouvées.

Ils sont chez des proches, dans des solutions qu'on juge alternatives de logement, donc il n'y a personne qui est en situation de crise ou en situation d'extrême urgence à la rue; donc ce sont des gens qui sont logés, mais pas de façon durable, mentionne Sébastien Olivier.

La CAQ doit en faire plus, estime le FRAPRU

La porte-parole Véronique Laflamme ne mâche pas ses mots : le gouvernement de François Legault doit mettre rapidement les bouchées doubles pour corriger le tir.

Ce [dont] on a l'impression, c'est que le gouvernement du Québec laisse porter cette responsabilité-là de plus en plus par les individus, et c'est ça qui doit nous inquiéter. [...] On espère que le gouvernement va se réveiller, dit-elle.

L'organisme demande d'ailleurs la création de 50 000 logements sociaux dans les cinq prochaines années.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !