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Les acériculteurs veulent obtenir 200 000 hectares en terres publiques

Des érables reliés par des tubulures.

Des entailles en terres publiques sont réclamées (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Radio-Canada

Les producteurs acéricoles du Québec souhaitent que 200 000 hectares en terres publiques soient protégés afin de leur assurer l'approvisionnement et l'exportation de sirop d’érable.

La consultation publique pour le développement de l’acériculture en forêt publique s’est terminée la semaine dernière. Elle était tenue par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

La directrice générale des Producteurs et productrices acéricoles du Québec, Isabelle Lapointe, explique que les producteurs de sirop d’érable ont pu rappeler les difficultés qu'ils affrontent et soumettre leurs propositions.

Nous voulons avoir notre place en terre publique pour continuer à augmenter les exportations. Nous avons fait une étude sur les 60 prochaines années. Nous voulons le jardinage dans les érablières pour avoir des érables dans 60 ans. Cela prend 50 à 60 ans avant d'avoir un rendement acceptable, explique Mme Lapointe.

Isabelle Lapointe mentionne que les érablières en terres publiques se retrouvent principalement dans les Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Il y a 18 % des entailles en terre publique. Nous voulons l'augmenter à 30 %. Nous voulons travailler tous ensemble. Nous voulons garder les érables pour que les producteurs puissent exploiter des territoires dans le futur, mentionne Isabelle Lapointe.

Elle croit que 200 000 hectares, soit 36 millions d'entailles en terres publiques, pourraient combler le marché.

La croissance d’exportation était exceptionnelle à 20 % l’an passé. Avec une croissance à 7 ou 8 % comme à l'habitude, nous allons être en mesure de répondre à la demande. Nous exportons dans 51 pays. 90 % de la production est exportée à travers le monde, explique Mme Lapointe.

Elle souligne que le sirop d’érable québécois est exporté à 50 % aux États-Unis. La France, la Grande-Bretagne et le Japon sont aussi d’importants consommateurs.

Nous avons eu une année record en 2022. Le rendement a été très bon. Nous restons vigilants aux changements climatiques, même si nous n'en ressentons pas encore les effets, mentionne Isabelle Lapointe.

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