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Les négociations se poursuivent entre Algoma Steel et ses travailleurs

L'intérieur de l'usine d'Algoma Steel à Sault-Sainte-Marie.

L'usine d'Algoma Steel à Sault-Sainte-Marie, en Ontario (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Chris St-Pierre

Les plus de 2000 travailleurs de l'aciérie d'Algoma Steel à Sault-Sainte-Marie ont approuvé une prolongation de la période de négociation avec leur employeur dans l’espoir de s’entendre sur une nouvelle convention collective.

Représentés par la section locale 2251 du Syndicat des Métallos, les membres ont voté en faveur d'une grève qui devait débuter dimanche. Ils ont cependant décidé de prolonger la période de négociation de 14 jours pour tenter de l’éviter.

La convention collective actuelle des travailleurs arrive à échéance le 31 juillet.

Dans un bref communiqué émis peu après le vote, le comité de négociation du syndicat a indiqué qu’un élément clé portant sur l’ajustement du coût de la vie a été abordé par Algoma Steel lors des récentes discussions.

Cela nous permettra de poursuivre les négociations à l’aide d’une prolongation qui empêchera la fermeture de l’usine, indique le président de la section locale 2251, Mike Da Prat.

« Nous allons faire une pause. C’était très intense. »

— Une citation de  Mike Da Prat, président du syndicat local 2251 des Métallos

Pour une entente proposée de trois ans, le syndicat demande des augmentations de 6 % pour les deux premières années et de 4 % pour la troisième.

Cependant, le syndicat avance qu’Algoma Steel proposait plutôt des indemnités pour l'augmentation du coût de la vie ainsi qu'une augmentation salariale de 0,5 % la première année et de 1,35 $ l'heure pour chacune des deux années suivantes.

Les syndiqués ont été appelés à se présenter au travail comme prévu au cours des deux prochaines semaines. Les négociations reprendront mardi à la suite de négociations féroces au début de la fin de semaine.

Selon Gilles LeVasseur, professeur de gestion et de droit de l’Université d’Ottawa, ce développement démontre que les gens sont prêts à faire des compromis parce qu’ils comprennent que chaque partie est perdante.

M. LeVasseur ajoute qu’Algoma Steel semble avoir la volonté de faire progresser le dossier sans pour autant délaisser ses principaux objectifs. Il souligne que les deux parties veulent éviter une grève ou un lock-out. Dans l’éventualité où la production d’acier serait affectée, les conséquences seraient sérieuses pour la chaîne d’approvisionnement.

Un portrait de Gilles LeVasseur vêtu d’un complet cravate devant l’Université d’Ottawa.

Gilles LeVasseur, professeur au département de droit de l’Université d’Ottawa

Photo : Radio-Canada

Quand on brise la chaîne d’approvisionnement, ça fait en sorte que toute la structure va être modifiée à long terme pour les entreprises locales qui reçoivent des produits et pour les fournisseurs d’acier en Amérique du Nord, explique-t-il.

Ils veulent que ça fonctionne. Mais ce qu’ils veulent aussi, c’est les conditions qui font en sorte qu’ils ont l’impression d’avoir une part plus égalitaire des profits de l’entreprise, souligne-t-il au sujet des travailleurs.

M. LeVasseur s’attend à ce que la progression des négociations soit déterminée par les prévisions au cours des trois prochaines années, notamment en matière de commandes, du prix de l’acier et de transition vers des technologies plus vertes.

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