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Arriérés des procédures chirurgicales : le plan de la province est critiqué

Le gouvernement veut qu'une clinique privée de chirurgie orthopédique ouvre ses portes en Sakatchewan.

Un patient sur une table d'opération chirurgicale

Plus de 30 000 personnes sont encore en attente d’une chirurgie selon les données provinciales.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada

Le plan de la Saskatchewan pour réduire les arriérés dans les procédures chirurgicales est mal reçu par l’opposition officielle et par un analyste de la santé.

Lundi, la province a annoncé que les patients qui attendent depuis le plus longtemps pour des remplacements des genoux et des hanches seraient envoyés en Alberta pour y recevoir des soins.

Selon la province, ces transferts se feraient sur une base volontaire. Seuls les patients présentant un faible risque et pouvant obtenir leur congé dans les 24 heures suivant leur opération pourraient bénéficier de ces transferts.

Le gouvernement veut aussi qu'une clinique privée de chirurgie orthopédique ouvre ses portes dans la province et affirme qu’il lancera un appel de propositions pour retenir les services de l’entreprise qui la construira.

Le tiers des patients qui ont attendu plus d’un an pour une opération chirurgicale ont besoin de soins orthopédiques, selon la province.

Consultant en santé qui pratiquait auparavant en Saskatchewan, Steven Lewis est maintenant professeur adjoint de politique de la santé à l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique. Il pense que le gouvernement devrait améliorer le système de santé public plutôt que de se tourner vers le secteur privé.

S’il y a certains avantages à avoir une clinique chirurgicale autonome qui ne fait que ce type de soins quotidiens, ce serait tout aussi efficace de la gérer à l’intérieur du système public, mentionne-t-il.

Le gouvernement provincial affirme que cette clinique privée permettrait d’augmenter le nombre de salles d'opération et le nombre de lits dans la province. Les fonds publics paieront le traitement des patients.

Selon Steven Lewis, cette clinique risque cependant de recruter son personnel dans le système public.

Il n’y a pas un nombre infini de personnes hautement qualifiées pour faire ce travail ni un surplus de médecins et d’infirmières qui attendent qu’on leur donne du travail, ce qui veut dire qu’on va siphonner le système public, dit-il.

Selon la province, il y a eu, pendant les 5 premiers mois de 2022, 5000 interventions chirurgicales de plus qu’au cours de la même période en 2021.

Cependant, selon les données provinciales, plus de 30 000 personnes sont encore en attente d’une chirurgie et le rythme des procédures n’est pas encore revenu à ce qu’il était avant la pandémie.

Ainsi, pendant les 5 premiers mois de l’année en 2019, il y a eu 2400 chirurgies de plus qu’à la même période en 2022.

On a besoin de plus de postes à temps plein, selon le NPD

La cheffe de l’opposition officielle, Carla Back, a qualifié ce plan de boiteux et estime que le gouvernement devrait le mettre au rebut.

La cheffe du Nouveau Parti démocratique (NPD) affirme que la province devrait plutôt financer plus de postes permanents à temps plein en santé, pour attirer plus de travailleurs.

Pour la critique du NPD en matière de santé, Vicki Mowat, le gouvernement a la responsabilité de renforcer le secteur public.

Le ministre de la Santé, Paul Merriman, réplique que ces critiques de l’opposition se font sur le dos des patients et que l’approche du NPD prive de soulagement les patients qui attendent depuis longtemps.

Le ministre affirme que son approche a d’abord pour but de régler la question des temps d’attente.

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