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Même meurtrie, Simone Boilard s’accroche aux meneuses du Tour de France

Elle enlace une coéquipière après une course.

Après plusieurs journées difficiles, Simone Boilard a finalement pu terminer une course sans accroc, vendredi, lors de la 6e étape du Tour de France.

Photo : Auguste Devaire

Meurtrie par ses chutes des derniers jours, Simone Boilard sentait son corps « crier de partout » vendredi, lors de la 6e étape du Tour de France. La cycliste de Québec a tout de même réussi à s’accrocher au peloton sans accroc, en route vers une satisfaisante 16e position.

Si elle estimait qu’une erreur de positionnement en fin de course lui a coûté une place parmi les dix premières, Boilard était tout de même soulagée vendredi de croiser le fil d’arrivée dans le sillon de la vainqueure Marianne Vos.

Depuis sa huitième place dimanche lors de la première étape du Tour, l'athlète de 22 ans ne cessait de jouer de malchance. Des chutes, une crevaison lente et un dérailleur brisé par une adversaire l'avaient privée de la chance d’attaquer dans le peloton de tête en fin de course.

Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi rapide aujourd’hui. La fatigue commence à s’accumuler et j’ai trouvé ça très difficile, mais je suis contente de m’être accrochée et d’avoir pu jouer devant sans qu’il m’arrive de malchance, a avoué la Québécoise après la course.

Elle roule derrière une adversaire sur une petite route de campagne.

Simone Boilard et ses coéquipières se sont fait un nom durant les six premières étapes du Tour de France.

Photo : Auguste Devaire

Meneuse de la formation française St Michel Auber 93, rare équipe continentale invitée au Tour, Boilard estime qu’elle avait les jambes pour offrir de meilleurs résultats, cette semaine. Mais ses coéquipières et elle ont assurément gagné le respect du peloton.

Gagner le respect du peloton

Durant les premières étapes, comme les grosses équipes n’étaient pas habituées à nous voir à l’avant, on se faisait crier après pour rien et dire de se tasser. Mais chaque jour, on recommence et on va jouer du coude avec elles. Je pense qu’on fait parler de nous en bien. Malgré notre peu d’expérience, on a notre place au Tour.

Reste maintenant à affronter les deux dernières étapes de cette Grande Boucle, assurément les plus costaudes. Un parcours en montagne de 127 kilomètres avec plus de 3200 mètres de dénivelé attend le peloton, samedi.

Il y a beaucoup d’appréhension parce que je ne sais pas comment mon corps va réagir. En raison des chutes, j’ai des plaies sur les jambes, les bras et les mains. Ça ajoute à la difficulté de récupération. Je dors moins bien, admet Simone Boilard.

Toutefois, pas question de s’avouer vaincue. Il m’est arrivé pas mal de choses dans ce Tour de France et si j’ai appris quelque chose, c’est la résilience.

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