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5 faits marquants de la visite du pape au Québec

Un Autochtone portant une tenue traditionnelle munie de plumes s'adresse au pape qui est assis devant l'auditoire.

Le pape François a pu échanger avec des représentants autochtones avant qu'il prononce son discours à la Citadelle, quelques heures après son arrivée à Québec.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Même si la relation du Québec avec la religion catholique a bien changé, la visite d'un pape au pays demeure un événement important qui restera gravé dans les mémoires. Des contemporains parlent encore aujourd'hui du pape Jean-Paul II qui a attiré 275 000 personnes à une messe en plein air à l'Université Laval en 1984. Voici cinq événements ou thèmes qui seront sans doute abordés dans les manuels d'histoire du Québec une fois le pape François rentré au Vatican.

Le premier ministre, le pape, la gouverneure générale et son mari Whit Fraser côte à côte devant l'entrée de la Citadelle.

Le premier ministre Justin Trudeau et la gouverneure générale Mary Simon ont accueilli le pape François à la citadelle de Québec, mercredi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

1- Une arrivée attendue... et en retard

L'arrivée du pape à l'aéroport Jean-Lesage est très attendue, particulièrement par la population de Québec, les dignitaires et les Autochtones qui ont rendez-vous avec lui.

Un important dispositif de sécurité est mis en place pour l'une des personnes les mieux protégées du monde.

Établi depuis longtemps, l’horaire de cette première journée, qui prévoit notamment une rencontre avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, est chamboulé.

Le report est causé par le retard d'un vol transportant des dignitaires.


Le pape et l'archevêque souriants saluent la foule massée le long de la rue lors de son passage en papemobile

Le pape François était accompagné de l'archevêque de Québec Gérald Cyprien Lacroix lorsqu'il allait à la rencontre des gens à bord de la papemobile à Québec et à Sainte-Anne-de-Beaupré.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

2- Bains de foule en papemobile

Le pape François adore les bains de foule et fait honneur à sa réputation dans la Capitale-Nationale.

D'abord, il se mélange aux visiteurs à bord de sa papemobile, sur les plaines d'Abraham.

Le pape en profite même pour bénir des enfants venus l'observer avec leurs parents.

Le souverain pontife remet ça le lendemain, cette fois dans les rues de Sainte-Anne-de-Beaupré.


Un homme vêtu d'une coiffe à plumes assiste à la messe.

Des membres des communautés autochtones de plusieurs endroits au Canada étaient invités à assister à la messe papale à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

3- Une messe à Sainte-Anne-de-Beaupré

Le pape François préside le 28 juillet une messe sous le thème de la réconciliation à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, devant beaucoup moins de fidèles que prévu.

S'inspirant du récit des disciples d'Emmaüs, deux pèlerins en proie au désespoir après avoir appris la mort du Christ, le pape invite les fidèles à ne pas succomber à la tentation de la fuite, mais à plutôt suivre le chemin qui mène de l'échec à l'espérance.

Nous aussi, face aux scandales du mal et au Corps du Christ blessé dans la chair de nos frères autochtones, nous sommes plongés dans l'amertume et nous ressentons le poids de l'échec, de la chute, souligne-t-il.

Pour espérer guérir des blessures du passé et nous réconcilier avec Dieu et entre nous [...] Il n'y a qu'une seule route, qu'un seul chemin, c’est le chemin de Jésus, c’est le chemin qu’est Jésus, insiste le pape.

Le pape porte pour l’occasion une chasuble spécialement conçue par une artiste locale huronne-wendat.


Le pape lit son discours dans un micro blanc.

Le pape François prononce son discours d'excuses à la Citadelle.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

4- Des excuses

Lors d’une allocution prononcée à la Citadelle quelques heures après son arrivée à Québec, mercredi, le pape réitère sa demande de pardon auprès des Autochtones pour les torts qu’ils ont subis.

Encore une fois, malgré les demandes répétées de nombreux survivants des pensionnats et de leaders des Premières Nations, des Inuit et des Métis, le chef du Vatican ne sollicite pas le pardon au nom de l’Église catholique en tant qu’institution, mais pour le mal commis par certains de ses membres.

Le pape, assis, lit un passage liturgique.

Le pape François doit se rendre à Iqaluit vendredi après-midi.

Photo : Reuters / VATICAN MEDIA

Le lendemain, devant des représentants du clergé canadien réunis à la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec pour la prière du soir, le pape François en surprend plusieurs en demandant pardon à toutes les victimes d’abus sexuels commis par des membres de l’Église au Canada.

Il appelle les évêques et leurs collaborateurs à entreprendre des actions fortes et à mener un combat irréversible contre ce fléau.

Je voudrais, avec vous, demander à nouveau pardon à toutes les victimes. La douleur et la honte que nous ressentons doivent devenir une occasion de conversion : plus jamais ça!, lance le souverain pontife durant son homélie.


Une femme autochtone aux cheveux courts.

« Je m'attends à ce que le pape célèbre une messe pour me dire que ma vie a une valeur », souligne la survivante Shirley Gagnon avant d'arriver à Sainte-Anne-de-Beaupré.

Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe

5- La parole aux survivants

La visite et les excuses du pape ravivent aussi des blessures du passé. C'est le cas de Shirley Gagnon, qui fait le voyage de l'Ontario pour voir le souverain pontife.

Cette survivante des pensionnats affirme avoir subi de nombreux sévices, dont la chaise électrique.

Quand j'étais au pensionnat Sainte-Anne, en Ontario, tous les jours, on nous répétait qu'on ne valait rien.

Une femme marche à l'extérieur.

L'ancienne commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), Michèle Audette, arrive au palais de Justice de Trois-Rivières pour assister aux audiences publiques sur la mort de Joyce Echaquan.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La sénatrice Michèle Audette, membre de la communauté innue, est émue après avoir entendu le pape évoquer enfin les abus sexuels de l’Église devant des membres du clergé.

J’ai pleuré et je lui ai dit merci, puis j’ai pris les Innus qui ont vécu des sévices dans mes bras tantôt. Ils ont dit merci, souligne-t-elle.

Avec la collaboration d'Érik Chouinard et Félix Duchesne

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