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Le syndicat de la Fonderie Horne déplore les menaces de François Legault

François Legault.

Les récentes déclarations du premier ministre Legault ont semé l'inquiétude parmi les employés de la Fonderie Horne.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le président du syndicat des travailleurs de la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda, Stéphane Larente, estime que les récentes menaces de fermeture du premier ministre Legault ne font qu’empirer les choses.

M. Larente affirme que la récente rencontre avec l’entreprise, qui a eu lieu dans les derniers jours, était nécessaire, puisque des employés sont inquiets en ce moment.

« La santé évidemment, mais aussi les jobs. Les gens sont inquiets de perdre leur job avec les menaces que Legault a brandies à deux reprises dernièrement. C’est rien de rassurant. Les gens nous demandent si on y croit vraiment, mais comme j’ai déjà dit : moi, une fois qu’on me fait une menace, je ne peux pas ne pas la prendre au sérieux. »

— Une citation de  Stéphane Larente, président du syndicat de la Fonderie Horne

M. Larente précise que certains employés commencent à vouloir quitter l’entreprise.

Les gens ont tendance à regarder s’ils peuvent faire quelque chose ailleurs. C’est fragile, on est en pénurie de main-d'œuvre. Je ne veux pas leur dicter quoi faire, au gouvernement, mais je ne pense pas que c’est une bonne idée de brandir des menaces comme ça, exprime-t-il.

Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN).

Stéphane Larente, président du syndicat des travailleurs de la Fonderie Horne

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Une fonderie nécessaire

Stéphane Larente soutient qu’on aura toujours besoin de cuivre, notamment pour les cellulaires, les fils électriques, les voitures et qu’il faut bien saisir les répercussions d’une fermeture.

On veut l’appareil, mais on ne veut pas qu’il soit fabriqué ici ou on ne veut pas que les métaux viennent d’ici. Si on n'a plus de cuivre en Amérique du Nord, on devient dépendants. On l’a vu avec la pandémie, il y a des choses qu’on ne fabriquait pas et on s’est aperçus que le bât blesse à ce moment-là, mentionne-t-il.

Une pression utile

Le président du syndicat juge que la situation actuelle a tout de même du bon, parce que ça incitera l’entreprise à s’améliorer.

C’est évident que ça accélère les choses. Peut-être que ça met beaucoup de pression avec les médias et tout, mais forcément, ça vient donner du levier, souligne-t-il en ajoutant être déçu que l’entreprise n’ait pas entamé des investissements plus tôt, notamment lors des négociations de 2004 avec le gouvernement Charest.

« C’est une déception parce qu’aujourd’hui, on n'en serait pas là, c’est évident. Peut-être qu’on serait même tout près de la cible et peut-être même qu’on l’aurait atteinte. Je ne suis pas en 2004, mais il se passe presque 20 ans entre les deux, on se serait améliorés énormément. C’est un dossier qui est passé entre les craques du plancher », raconte M. Larente.

Une cheminée de la fonderie Horne devant des conteneurs de métal marron.

Les installations de la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda (Archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Le bureau du premier ministre : « Travailler pour établir une nouvelle norme acceptable »

Dans une déclaration écrite envoyée jeudi, le bureau du premier ministre Legault ne fait plus mention de fermeture. « Notre objectif n’est pas d’en arriver à la fermeture de l’entreprise, mais bien de travailler avec celle-ci, le ministère de l’Environnement, la santé publique et toutes les instances concernées, pour établir une nouvelle norme qui sera acceptable, tant au niveau de la santé de la population que de l’environnement », nous précise-t-on.

« Nous ne referons pas les erreurs des gouvernements passés, qui ont signé des attestations démesurément trop élevées quant aux taux acceptables d’arsenic dans l’air. L’heure est venue pour l’entreprise de prendre ses responsabilités et de réduire considérablement ses émanations. Le travail se poursuit avec l’entreprise. »

— Une citation de  Le bureau du premier ministre

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