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Les lapins « envahissants » de la plage Jericho inquiètent à Vancouver

Un lapin.

La Commission des parcs de Vancouver invite la population à admirer les lapins de la plage Jericho à distance.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La présence de lapins « envahissants » à la plage Jericho inquiète la Commission des parcs de Vancouver, qui souhaite sensibiliser la population aux dangers liés aux interactions humaines avec les animaux sauvages.

Bien qu’il n’existe aucune donnée officielle sur le nombre exact de lapins constituant cette colonie, ses membres sont qualifiés d’espèce envahissante et leur présence inquiète la Commission des parcs.

Lorsqu’on a une espèce envahissante, comme les lapins européens qu’on retrouve à la plage Jericho, les espèces indigènes, comme d’autres rongeurs sauvages, se retrouvent repoussées à l’extérieur de leurs milieux naturels, explique Jo Fitzgibbons, planificatrice à la Commission des parcs de la Ville de Vancouver.

Les mesures de revitalisation des habitats et de l’écologie locale sont freinées par la présence de lapins dans le secteur, qui mangent les jeunes pousses, ce qui empêche la croissance des végétaux qu’on tente de réintroduire dans les parcs.

Jo Fitzgibbons ajoute que, en plus d'appauvrir la biodiversité, l’activité des lapins dans le secteur serait également néfaste pour les infrastructures.

Des lapins près de marcheurs à la plage Jericho, à Vancouver.

Les lapins de la plage Jericho se sont habitués à la présence des humains, ce qui est problématique, selon la Commission des parcs de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

L’abandon de lapins de compagnie en cause

Ce sont des lapins domestiques qui auraient été abandonnés par leurs maîtres, il y a une quinzaine d’années, qui seraient à l’origine du problème actuel. Encore aujourd’hui, des gens viendraient abandonner leur animal de compagnie à la plage Jericho, une pratique que la Commission des parcs de Vancouver souhaite dissuader.

Les gens pensent que c’est la bonne chose à faire, au lieu d'euthanasier ou de remettre leur animal à un refuge, de le laisser dans un parc, mais nous voulons rappeler que ce n’est pas une bonne pratique, car ces animaux deviennent des proies pour les prédateurs et sont aussi sujets à développer des maladies ou à souffrir de malnutrition, dit Jo Fitzgibbons.

Un lapin.

Les lapins peuvent être porteurs de parasites, comme les tiques.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Des risques de propagation des maladies plus élevés 

Le fait que les lapins sont en aussi grand nombre dans le même secteur augmenterait les risques de contracter et de répandre des maladies, entre eux et avec d’autres espèces.

Lorsqu’on nourrit les lapins, cela affecte non seulement leur santé, parce qu’ils deviennent dépendants d’une diète qui n’est pas naturelle, mais que cela attire aussi d’autres espèces, comme des rats et des souris, ce qui augmente également les risques de propagation de maladie, comme l’hantavirus, précise Jo Fitzgibbons.

Certaines maladies pourraient également être transmises aux êtres humains. Le fait de poursuivre ou essayer de toucher aux lapins sauvages les rend plus stressés, ce qui accroît les risques de morsures ou d’égratignures.

« Comme les lapins peuvent être porteurs de parasites, comme les tiques, ils peuvent transmettre des maladies aux humains ou aux chiens, comme la maladie de Lyme. »

— Une citation de  Jo Fitzgibbons, planificatrice à la Commission des parcs de la Ville de Vancouver

Une approche axée sur la prévention

Jusqu’à présent, la Commission a principalement axé son message sur la sensibilisation de la population, mais des mesures plus répressives sont aussi mises en place.

Les personnes qui nourrissent les animaux sauvages s'exposent à des contraventions pouvant aller jusqu’à 500 $.

La Commission des parcs de Vancouver dit surveiller la situation et ses conséquences. Elle invite la population à faire sa part pour prévenir l'aggravation du problème.

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