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Des acériculteurs en péril dans l’Est de l'Ontario en raison du derecho

Un arbre complétement à terre.

Un arbre déraciné à la sablière Conroy (archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Plus de deux mois après le derecho qui a frappé l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec, de nombreux producteurs de sirop d’érable lancent un appel à l’aide pour minimiser les pertes liées aux dommages causés par la tempête historique. Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont pour leur part formulé une demande formelle au gouvernement Ford au nom des producteurs de la région.

Jules Rochon, acériculteur et président de l’Association des acériculteurs de l’Est de l’Ontario, estime avoir perdu plus de 40 % de sa production en raison de la tempête. Il craint de plus pour les arbres qui sont encore debout. Tranquillement, ils se mettent à descendre. Il y a 10 % des arbres encore qui vont tomber, explique M. Rochon.

L'homme parle à la caméra.

Jules Rochon, acériculteur et président de l'Association des acériculteurs de l'Est de l'Ontario, songe à se retirer de l'industrie en raison des difficultés financières liées au derecho du 21 mai dernier.

Photo : Radio-Canada

Comme plusieurs, il songe maintenant à se retirer de l’industrie, même s’il compte avoir rétabli ne serait-ce qu’une partie de sa production au printemps prochain.

Il y a une évaluation qui se fait présentement. [...] Le monde va se retirer de cette industrie, parce qu’il n’y a pas d’aide, il n’y a rien. Si tu n’as plus d’arbres à entailler, au prix que sont les terrains présentement, tout le monde est en train d’enlever les boisés partout, déplore l’acériculteur.

Depuis que le derecho s’est abattu sur la région, Jules Rochon dit avoir réussi à nettoyer entre 65 % et 70 % de son terrain, mais il n’a obtenu pour ce faire aucune aide du gouvernement provincial. Il n’a pu compter que sur sa famille.

« C’était une belle occasion pour M. Ford de créer de l’emploi. [...] On aurait dû regarder cela au point de vue économique. Rien de ça qui est arrivé, on attend encore. »

— Une citation de  Jules Rochon, acériculteur et président de l’Association des acériculteurs de l’Est de l’Ontario

Améliorer les pratiques

Jean Saint-Pierre, vice-président de l’organisme Boisé Est, un regroupement de propriétaires de boisés, confirme qu’aucun programme au niveau provincial n’a été mis en place pour épauler ses membres.

C’est important pour tout le monde, pas juste les propriétaires de Boisé Est. Tous les gens d’une société bénéficient d’avoir des arbres qui rendent des services si importants pour tout le monde, avance-t-il.

L'homme donne une entrevue à la caméra.

Jean Saint-Pierre, vice-président de l’organisme Boisé Est, tient à souligner l'importance de bien entretenir les boisés.

Photo : Radio-Canada

L’organisme Boisé Est s’est donné pour mission de restaurer les boisés de la région qui ont été les plus atteints. Les gens ont besoin d’appuis financiers, d’appui technique. À Boisé Est, on a une certaine compétence à ce niveau-là, mais au niveau financier, on est une organisation à but non lucratif. On n’a pas les ressources financières, poursuit M. Saint-Pierre.

Boisé Est s’est aussi donné pour objectif d’améliorer les pratiques des propriétaires de boisés quant à la préservation de leur terre, en leur offrant de l'expertise.

L'espoir réside pour le moment du côté du gouvernement fédéral, qui aurait, selon Jean Saint-Pierre, établi un programme qui correspond aux besoins de ses membres.

Les arbres qui ont été détruits devraient idéalement être remplacés par de jeunes arbres en bonne santé pour ramener la capacité des forêts à absorber les gaz à effet de serre, explique-t-il. Les arbres sont très importants, les forêts sont très importantes, et c’est la raison pour laquelle on essaie de trouver des programmes pour épauler les gens.

Avec les informations de Christian Milette

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