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Grève possible à Algoma Steel à compter de la semaine prochaine

Des rouleaux d'acier dans une usine.

Algoma Steel est l'un des plus grands employeurs de la région de Sault-Sainte-Marie. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Deux mille travailleurs d’Algoma Steel à Sault-Sainte-Marie pourraient déclencher la grève dès la semaine prochaine si aucune entente n’est conclue d’ici dimanche.

Les membres du plus important syndicat de travailleurs de l’aciérie, la section locale 2251 du Syndicat des Métallos, ont amorcé un vote de grève ce mercredi. Il doit se poursuivre tous les jours jusqu’à samedi.

La convention collective des travailleurs expire le 31 juillet.

Le syndicat a tenu une séance d’information avec les membres mercredi matin et une autre doit avoir lieu en soirée.

Le président de la section locale, Mike Da Prat, affirme que le syndicat recommande à ses membres de voter pour la grève.

Le sentiment général est la colère quant à la position prise par l'entreprise, affirme M. Da Prat, dont le syndicat représente les employés payés à l’heure.

Mike Da Prat, du Syndicat des Métallos, à son bureau.

Mike Da Prat, du Syndicat des Métallos, à Sault-Ste-Marie

Photo : Radio-Canada

Ils viennent avec une offre si basse que c'est absolument ridicule, indique-t-il en soulignant que les employés ont collaboré avec l’entreprise dans les moments difficiles, mais que ses revenus ont augmenté de manière sans précédent.

Le syndicat avait déjà obtenu un fort mandat de grève au début du mois.

Pour une entente proposée de trois ans, le syndicat demande des augmentations de 6 % pour les deux premières années et de 4 % pour la troisième.

Selon le syndicat, Algoma Steel proposait plutôt des indemnités pour l'augmentation du coût de la vie, ainsi qu'une augmentation salariale de 0,5 % la première année et de 1,35 $ l'heure pour chacune des deux années suivantes.

Lundi, Algoma Steel a indiqué dans un communiqué que des discussions sont en cours entre l'entreprise et les employés rémunérés à l'heure représentés par la section locale 2251 des Métallos, et l'entreprise continue de travailler pour parvenir à une entente avant l'expiration du contrat.

Cette déclaration a été faite après la ratification d’un nouveau contrat de travail par les membres de la section locale 2724 du Syndicat des Métallos, qui représente les travailleurs techniques, les professionnels et les superviseurs.

La présidente de cette section locale, Rebecca McCracken, indique que les membres ont voté à 59,9 % en faveur de l’entente de trois ans.

Le professeur de gestion et de droit de l’Université d’Ottawa Gilles LeVasseur estime que les deux parties ne peuvent se permettre une grève ou un lock-out.

Selon l'expert, il commence à y avoir une baisse de la demande pour l’acier dans certains secteurs de l'économie, et des investissements de près d'un demi-milliard de dollars devront être effectués durant les prochaines années à l’usine, notamment pour l'électrification des processus de production.

Gilles LeVasseur en entrevue sur Zoom.

Le professeur de gestion et de droit Gilles LeVasseur, de l'Université d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

Le danger, quand les salaires montent trop rapidement et qu’on n'a pas les revenus pour couvrir les dépenses et pour faire un profit afin d'investir dans l’usine, c'est que, à long terme, ça crée énormément de tensions. On prévoit qu’il va y avoir des coupes dès qu'il va y avoir une baisse de la demande d’acier, affirme-t-il.

M. LeVasseur rappelle que les employés ont reçu des primes de rendement très élevées au cours des dernières années, ce qui constitue un partage des profits.

Avec les informations d’Ezra Belotte-Cousineau

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