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Le CAMH va étudier l’effet des champignons magiques sur la dépression

Des champignons, de la poudre et un comprimé dans de petits contenants en plastique.

Les chercheurs du CAMH veulent déterminer si on peut éliminer les effets psychédéliques et maintenir l'efficacité du traitement.

Photo : (Camille Vernet/Radio-Canada)

Radio-Canada

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) à Toronto a reçu la première subvention octroyée par le fédéral afin d'étudier l’efficacité du principe actif des champignons magiques pour traiter la dépression, mais sans les effets psychédéliques.

La psilocybine est la substance chimique qui drogue. Les chercheurs du CAMH veulent déterminer si ces effets sont nécessaires pour alléger les symptômes de dépression d’adultes qui ne répondent pas aux traitements habituels.

Il y a un intérêt croissant et de plus en plus de connaissances quant à l’utilisation des drogues psychédéliques pour le traitement de la maladie mentale et des dépendances, a affirmé dans un communiqué le Dr Ishrat Husain, le chercheur principal du projet.

Il souligne que des études cliniques permettent de croire que la psilocybine, combinée à une psychothérapie intensive, peut avoir un effet antidépresseur soutenu sur ceux qui vivent une grave dépression.

Toutefois, comme le traitement a des effets psychoactifs, les patients ont besoin d’un soutien long et coûteux, précise le Dr Husain. Si les chercheurs peuvent démontrer que la psilocybine est efficace sans ces effets, le traitement sera plus facile et pratique.

Soixante adultes qui sont dépressifs depuis au moins trois ans et que les autres formes de traitement n’ont pu aider participeront à l’étude.

Le tiers d'entre eux recevra une dose complète de psilocybine et une substance qui annulera les effets psychédéliques de la drogue. Vingt autres prendront de la psilocybine et un placebo, et le troisième groupe recevra un placebo et un bloqueur.

Tous les participants profiteront de 12 heures de psychothérapie, ce qui est la norme actuelle pour les recherches de ce type.

Les chercheurs espèrent que cette étude mènera à d’autres recherches cliniques sur l’utilisation de la psilocybine pour traiter la dépression sans qu’il soit nécessaire de suivre une psychothérapie.

Avec les informations de CBC

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