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La Réserve fédérale américaine augmente ses taux directeurs entre 2,25 et 2,50 %

La Réserve fédérale américaine.

La Réserve fédérale américaine tente d'appliquer un coup de frein à l'inflation qui a franchi les 9 % en juin dernier.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Radio-Canada

Face à la flambée des prix qui ne cesse de s'intensifier aux États-Unis, la banque centrale américaine augmente ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage qui passent désormais dans une fourchette de 2,25 % à 2,50 %.

C'est la quatrième tentative de la Fed cette année pour calmer l'inflation qui a atteint 9,1 % en juin aux États-Unis, du jamais vu depuis plus de 40 ans.

Le comité monétaire de la Réserve fédérale (Fed) prévoit d'ailleurs poursuivre cette stratégie pour lutter contre la hausse galopante du coût de la vie. Le patron de la Fed a même mis en garde contre une hausse inhabituellement élevée lors de la prochaine réunion du comité, en septembre.

L'inflation est beaucoup trop élevée, a affirmé Jerome Powell, reconnaissant que le dernier baromètre d'inflation était encore pire qu'attendu.

Ce resserrement de la politique monétaire a lieu au moment où l'économie américaine a commencé à ralentir, ce qui augmente la probabilité que les hausses de taux entraînent une récession plus tard cette année ou l'an prochain.

Les récents indicateurs de dépenses et de production ont ralenti. Cependant, les créations d'emploi sont restées robustes ces derniers mois, et le taux de chômage est toujours bas, peut-on lire dans un communiqué de la Réserve fédérale américaine.

Cette décision prise à l'unanimité des 12 membres votants du comité monétaire de la Fed, vise à rendre le crédit plus onéreux en faisant monter les taux d'intérêt de façon contrôlée pour faire ralentir la consommation et desserrer la pression qui s'exerce sur les prix.

Les taux directeurs avaient été abaissés en urgence entre 0 et 0,25 % en mars 2020, pour soutenir l'économie face à la crise de la COVID-19, et n’ont pratiquement pas bougé jusqu'en mars dernier.

Gare au risque de récession

La Fed espère réussir un atterrissage en douceur, mais le ralentissement économique sur lequel elle mise pour faire baisser les prix pourrait exercer une pression trop forte sur le marché de l'emploi.

Nous n'essayons pas de provoquer une récession, s'est défendu le patron de la Fed, assurant que les États-Unis n'étaient pas actuellement en récession. Nous pensons qu'il existe une voie pour abaisser l'inflation tout en soutenant un marché de l'emploi solide, a-t-il affirmé.

Janet Yellen, secrétaire au Trésor, abonde dans le même sens. Elle estime que la bonne santé de l'économie américaine devrait permettre au pays d’échapper à la récession.

Ce n’est pas l'avis du Fonds monétaire international (FMI) pour qui l'environnement actuel suggère que la possibilité que les États-Unis échappent à la récession est mince.

L'institution a même abaissé sa prévision de croissance pour les États-Unis en 2022 et ne table plus désormais que sur 2,3 %.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre sera publiée jeudi. Elle devrait être très légèrement positive, après un premier trimestre négatif (-1,6 %).

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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