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Ils nagent de Val-d’Or à Amos pour promouvoir la santé mentale

Une photo du groupe de participants, sur le quai, un bateau et la rivière Harricana en arrière-plan.

Les participants présents à l'arrivée. Devant : Daniel Deschambault, Norman Laflamme, Daniel Burke, Isabelle Lévesque et Marine Claracq. Derrière : Stéphan Beaulieu, Marc Beaulieu (capitaine de l'embarcation), Evan Beaulieu, Claude Beaulieu, Michel Désy et Jean-Sébastien Rioux. Absents : Marie-Pierre Dubé, Mélanie Rocher, Yolette Alfred, Laurence et Jérôme Bastien ainsi que Daniel Juteau, capitaine du ponton.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une quinzaine de nageurs se sont relayés lundi et mardi pour franchir les 77 kilomètres qui séparent Val-d’Or d’Amos par la rivière Harricana.

Le groupe souhaite ainsi sensibiliser les gens à l’importance de demander de l’aide dans les moments difficiles et invite la population à être particulièrement à l'écoute pour détecter la détresse psychologique.

L’instigateur de ce relais est le triathlète valdorien Daniel Burke. Il avait réalisé l’exploit seul une première fois, en cinq jours, en 2011, ébranlé par une vague de suicides survenus à Lac-Simon. Puis, il l’avait refait en 2013, en trois jours, avec son ami Thierry Tremblay. Dans la foulée de la pandémie, il souhaitait reprendre l’activité, mais cette fois-ci sous la forme d’un relais.

J’avais l’intention de le refaire en deux ou trois jours, mais j’ai eu 60 ans cette année. J’ai réalisé que j’avais plus de misère, que je me blessais plus facilement, et c’est à ce moment-là que je me suis dit qu’avec un groupe, le message serait peut-être plus porteur. Et là, aujourd’hui, on était vraiment une belle gang, a-t-il mentionné dans les instants qui ont suivi leur arrivée à Amos, mardi midi.

Des vagues de trois pieds!

Un premier groupe de nageurs de Val-d’Or a pris le départ tôt lundi matin à la sortie du lac Blouin et a bravé les éléments pour atteindre le lac La Motte en soirée, vers 19 h 30. Les conditions extrêmes, avec des vagues de trois pieds, ont contraint les participants à ne pas traverser le lac Malartic à la nage. Daniel Burke y voit une forme d’allégorie.

Daniel Burke, posant près de la rivière Harricana et du pont de fer d'Amos.

Le triathlète valdorien Daniel Burke, instigateur de ce relais

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La météo d’hier [lundi], c’est une épreuve. Ça ne peut pas tout le temps être facile. C’est comme la vie. T’as des épreuves, tu prends ton temps, tu passes à travers. En 2013, c’était pareil. Il y avait des éclairs et on se demandait si on devait partir, puis on est partis quand même. La première journée avait été comme celle d’hier. On a eu de la misère. Et quand on a fini à Amos, regarde, un beau gros soleil! a-t-il souligné.

Mardi matin, le groupe est reparti de la tête du lac La Motte pour rejoindre des nageurs amossois au lac Figuery. Puis, tous les nageurs présents ont fait une arrivée en peloton sous un ciel radieux au quai Desjardins, au centre-ville d’Amos. C’est à ce moment seulement que Daniel Burke a pris la pleine mesure du geste de solidarité posé par les participants et les bénévoles.

« Tous les gens qui ont nagé, ils sont vraiment contents de l’avoir fait. Il y en a qui ont nagé 2 kilomètres, d’autres ont nagé 10 kilomètres. C’est de l'entraide. Puis, on est rentrés tous ensemble à Amos, dans une belle finale. J’avais de grosses émotions. C’est spécial. Je nageais et il y avait des ballons tout autour de moi, des ballons que les nageurs traînent pour leur sécurité. Je ne pensais pas qu’on était autant, c’est vraiment le fun. »

— Une citation de  Daniel Burke

Ce dernier ignore si et quand l’activité reviendra, mais il répète qu’il est important que les gens s’entraident, surtout avec les effets dévastateurs de la pandémie sur la santé mentale, et qu'ils demandent de l’aide s’ils vivent de la détresse psychologique.

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