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Simone Boilard joue de malchance au Tour de France

Elle pédale, visiblement essoufflée, lors d'une montée.

Une crevaison lente est venue compliquer la journée de Simone Boilard, mardi, au Tour de France.

Photo : Auguste Devaire

Après trois étapes du Tour de France, Simone Boilard est plus convaincue que jamais qu'elle a les jambes pour suivre le rythme infernal des meilleures cyclistes du monde. C’est la bonne nouvelle. La mauvaise? La jeune athlète de Québec a encore une fois joué de malchance mardi.

Victime de deux lourdes chutes la veille, dans une épreuve particulièrement chaotique, Boilard s’est présentée sur la ligne de départ avec un imposant bandage au bras droit mardi matin, à Reims.

J’avais beaucoup d’appréhension en commençant la course, mais j’ai vite constaté que je me sentais bien, a relaté la meneuse de la petite équipe française St-Michel Auber 93.

Les conditions semblaient bonnes pour répéter son exploit de dimanche, où elle avait pris le huitième rang de la première étape du Tour, sur les Champs-Élysées. Mais une crevaison lente, avec 15 kilomètres à faire à l’épreuve, est venue court-circuiter les efforts de la Québécoise.

Elle enlace une coéquipière après sa huitième place sur les Champs-Élysées.

Après la joie vécue dimanche, sur les Champs-Élysées, Simone Boilard doit maintenant composer avec des obstacles.

Photo : Auguste Devaire

J’ai perdu environ la moitié de mon air et j’ai dû finir la course, dont une des deux plus grosses côtes de la journée, là-dessus, a-t-elle expliqué après la course, visiblement déçue. Surtout que la crevaison a mené à une nouvelle chute dans un virage peu avant l’arrivée, la laissant à 2 minutes et 25 secondes de la vainqueure Cecilie Uttrup Ludwig.

J'en ai plus à donner

Celle qui a soufflé ses 22 bougies la semaine dernière ne s’en cache pas. Sa performance en ouverture de Tour avait rehaussé ses attentes pour la compétition.

J’avoue que je trouve ça difficile. Hier, c’était pire parce que j’ai un peu tout perdu au classement général avec mes deux chutes. Clairement, après la première étape, je sentais que je pouvais viser haut et me battre pour le titre de meilleure jeune, a-t-elle admis.

Reste que Simone Boilard s’est déjà fait un nom après trois jours de ce premier Tour de France féminin depuis 1989. Mardi, malgré son pneu à moitié dégonflé, elle a réussi à s’accrocher lors d'une dure montée à plusieurs de ses rivales pour l’obtention du maillot blanc des 25 ans et moins.

Elle regarde devant elle, visiblement déçue, après la course.

Deux lourdes chutes durant la 2e étape, lundi, ont laissé des traces chez Simone Boilard.

Photo : Auguste Devaire

Je sais que j'ai les jambes. Je sais que j’ai la force. C’est ce qui me frustre le plus depuis hier. Je sais que j’en ai plus à donner, mais je ne suis pas capable de le faire. Ça fait partie du vélo et j’apprends de ça. Je suis encore jeune et ce n’est pas la dernière fois que ça va m’arriver.

Un peloton hargneux

La jeune athlète constate que le grand enjeu au Tour de France ne fait pas ressortir que le plus beau de son sport. Ça frotte, ça roule vite, ça se fait mal. Honnêtement, il y a quasiment un manque de respect dans le peloton. Les filles sont prêtes à quasiment tuer pour se rendre à l’avant. Ça ne se fait pas de cadeau.

Pas question pour Simone Boilard, toutefois, de baisser les bras. Après une autre soirée de traitements mardi, elle sera sur la ligne de départ de la quatrième de huit étapes mercredi matin, à Troyes.

En venant au Tour, je m’étais donné comme objectif de ne pas baisser les bras si les obstacles survenaient. Je lâche pas. Il me reste encore cinq journées, cinq belles opportunités, et je sais que si je passe à travers, ça va me rendre plus forte.

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