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T.-N.-L. vise la construction de nouveaux parcs éoliens en 2023

Cinq éoliennes en ligne.

Depuis avril dernier, le gouvernement provincial permet aux entreprises de produire de l’énergie renouvelable pour leur propre consommation ou pour l’exporter.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador vise à accorder des permis pour la construction de nouveaux parcs éoliens dans le deuxième trimestre de 2023, une année seulement après avoir abandonné un moratoire sur la production d'énergie éolienne.

La province a dévoilé mardi le processus à suivre pour obtenir un permis d’utilisation des terres de la Couronne, mais elle a aussi promis que de nouveaux règlements, encadrant notamment la distance entre les résidences et les turbines, seront élaborés dans les prochains mois.

[Ces projets] pourraient aller de l'avant dans le deuxième trimestre [de 2023], mais il ne faut pas oublier l’évaluation environnementale qui serait aussi nécessaire, affirme Andrew Parsons, ministre provincial de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie.

Selon le gouvernement, plus de 10 compagnies songent à construire des parcs éoliens à Terre-Neuve-et-Labrador à l'heure actuelle. La majorité des entreprises veut construire des parcs éoliens afin de produire de l’hydrogène vert, qui serait par la suite exporté à l’extérieur de la province.

Il y a des compagnies qui nous proposent des projets assez petits et d’autres qui nous proposent des projets qui vous feraient halluciner, explique M. Parsons, sans donner d'autres détails.

Andrew Parsons.

Andrew Parsons, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador, en conférence de presse mardi, à Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Depuis le 5 avril dernier, le gouvernement n’interdit plus la production d’énergie éolienne, une politique qui était en place depuis 2007 pour assurer que l’hydroélectricité produite au barrage de Muskrat Falls ait un marché. Le projet a coûté plus de 13 milliards de dollars aux contribuables, soit près du double de la facture estimée il y a une décennie.

Profiter de la transition énergétique en Europe

Les libéraux veulent permettre aux entreprises de produire l’énergie renouvelable pour leur propre consommation ou pour l’exporter, et croient que la construction et l’entretien des éoliennes vont stimuler l’économie locale.

En misant sur la création de nouveaux parcs éoliens, ils espèrent profiter de la transition énergétique des pays comme l’Allemagne, qui veut réduire sa dépendance du gaz naturel russe. Andrew Parsons dit avoir eu plusieurs discussions fructueuses avec le gouvernement allemand dans les derniers mois.

M. Parsons estime que l’abandon du moratoire sur l’énergie éolienne ne devrait pas nuire à la consommation de l’hydroélectricité de Muskrat Falls.

Pour la plupart, on parle à des compagnies qui veulent produire de l’ammoniac, affirme le ministre. Il y a des compagnies qui vont produire de l’énergie éolienne pour leur propre consommation, [...] mais on envisage plutôt que la majorité de l’énergie sera exportée.

En vertu du processus dévoilé mardi, les compagnies visant à construire des éoliennes pourront suggérer, jusqu’au 1er octobre prochain, des parcelles de terre à inclure dans un appel d’offres qui aura lieu en décembre. Les permis pourraient être accordés pendant le deuxième trimestre de 2023, selon Andrew Parsons.

Dans le cadre de ce processus, les entreprises devront détailler le projet envisagé et les terres qu’ils souhaitent occuper. Ils devront également participer à une évaluation environnementale.

Andrew Parsons indique que le gouvernement établit à l’heure actuelle les règles encadrant les redevances. Selon le gouvernement, la construction des parcs éoliens s’étale généralement sur une période de trois ans. La production peut durer environ 30 ans.

Une évaluation environnementale déjà en cours

À l’heure actuelle, un seul projet éolien fait l’objet d’une évaluation environnementale. Le consortium World Energy GH2 vise à construire 160 éoliennes dans la péninsule de Port-au-Port, dans l'ouest de l’île, et fabriquer de l’hydrogène vert et de l’ammoniac dans une usine à Stephenville.

Plusieurs résidents craignent les impacts environnementaux possibles de ce projet éolien de 2,7 milliards de dollars, mais d’autres soulignent les milliers d’emplois directs et indirects qui seraient créés.

Andrew Parsons se veut rassurant et affirme que la province établit des règles sur la distance minimale entre les turbines et les résidences.

Les gens ne devraient pas s’inquiéter, estime-t-il.

Les résidents peuvent donner leur avis sur le projet de World Energy GH2 jusqu’à mercredi. Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Bernard Davis, indique qu’il a l’intention de décider de l’avenir du projet d’ici le 5 août.

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