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Maison à donner à Caraquet, mais il faut pouvoir la déplacer

Ce ne sont pas que les nouveaux propriétaires qui vont devoir déménager, la maison aussi!

Une vieille maison.

La maison est située au 592 de la rue Ste-Anne à Caraquet, juste en face du sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage.

Photo : Radio-Canada / MARIO MERCIER

Radio-Canada

À Caraquet, au Nouveau-Brunswick, une affiche installée sur la façade d’une vieille maison de la rue Sainte-Anne pique la curiosité des passants. Le propriétaire offre gratuitement le bâtiment à qui voudra bien le transporter sur un autre terrain.

En décembre dernier, Armand Albert a fait l’acquisition de la maison de son voisin situé sur le terrain adjacent à la propriété de son fils.

Cette maison a été construite au milieu du XIXe siècle. Monsieur Albert aimerait permettre à son fils de bénéficier du terrain sur lequel se trouve la vieille maison, sans avoir à la démolir.

Une pancarte sur lequel est écrit « maison à donner »

Une publication d'Armand Albert offrant sa maison est devenue virale, sur les médias sociaux, cette semaine.

Photo : Radio-Canada / MARIO MERCIER

C’est une maison qui date des années 1800. C’est tout écarré à la hache en dedans, dit-il. Je ne veux pas investir trop d’argent là-dedans, j’ai déjà investi pas mal pour l’achat [du terrain].

« Si quelqu’un veut l’avoir, puis la déménager, ça me fera un plaisir de la donner […] ce serait malheureux de la démolir. »

— Une citation de  Armand Albert

La maison est à donner depuis environ une semaine. Depuis, Armand Albert a reçu plusieurs messages de personnes intéressées, mais aucune entente n’a encore été conclue.

Le plus gros défi selon lui est que, comme la maison est assez grande, il faudrait possiblement la couper en deux afin de la transporter.

Je ne pense pas que c’est un gros défi pour un gars qui hale les maisons dit-il.

Armand Albert n’ose pas s’avancer sur une date butoir, mais il aimerait que la maison soit déplacée avant la fin de l’automne.

Si elle ne trouve pas preneur, le propriétaire devra se résoudre à la démolir.

À la rescousse du patrimoine

Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, se réjouit à l’idée que cette maison aura peut-être droit à une deuxième vie.

Fait cocasse : la maison avait déjà appartenu à un cousin de son père. Elle fait également partie de la liste des maisons patrimoniales de la ville.

« C’est une maison qui a traversé le temps. »

— Une citation de  Bernard Thériault, maire de Caraquet

C’est un beau modèle et ce qui est intéressant : c’est un modèle rare, dans le sens où, ce genre de maison là, il en restait de moins en moins à Caraquet. Elles sont [parmi] les plus anciennes et on fait tout notre possible pour les sauver, affirme-t-il.

Pour rénover ce type de maison, il faut cependant une certaine expertise.

Si quelqu’un les achète avec le cœur plutôt qu’avec la raison, ça fait de beaux projets, lance-t-il. Peut-être que quelqu’un a cette envie-là.

Deux hommes devant une vieille maison sourient à la caméra.

Le propriétaire de la maison gratuite Armand Albert (à gauche) et le maire de Caraquet Bernard Thériault (à droite).

Photo : Radio-Canada / MARIO MERCIER

La loi sur le patrimoine indique qu’un propriétaire doit obtenir un permis de démolition pour mettre à terre ce type de maison, ce que Armand Albert a fait.

La ville a acquiescé, mais en lui demandant un délai afin de voir si quelqu’un ne voudrait pas plutôt sauver le bâtiment.

Ce qui nous manque au Nouveau-Brunswick, c’est des programmes d’assistances provinciales. Il n’y a pas d’argent. Si on avait un peu d’argent pour supporter les gens qui veuillent sauver de vieilles maisons, ça serait plus facile, dit le maire.

Malgré l’obstacle, la ville a réussi à sauver une vingtaine de vieilles maisons dans les 20 dernières années.

Ça fait la fierté des citoyens, et on veut continuer à faire ça, conclut Bernard Thériault.

D’après le reportage de Mario Mercier

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