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Des propos du candidat conservateur d’Abitibi-Est sèment la controverse

Maxym Perron-Tellier, prenant la pose pour la caméra.

Maxym Perron-Tellier, candidat du Parti conservateur du Québec dans Abitibi-Est en vue des élections provinciales du 3 octobre.

Photo : Radio-Canada / Athéna Couture

Comparer la vaccination obligatoire au viol et évoquer la prise des armes pour renverser le gouvernement : « De l’humour », selon Maxym Perron-Tellier, candidat du Parti conservateur du Québec dans Abitibi-Est aux élections provinciales du 3 octobre prochain.

De nombreux internautes ont interpellé le nouveau candidat sur Twitter et Facebook dimanche, alors que certaines anciennes publications de M. Perron-Tellier refont surface.

L’une des discussions Facebook ciblées date du 31 décembre 2021. Pour l’année prochaine, ne venez pas me parler de défenses des personnes qui subissent un viol, si vous êtes en faveur d’obliger une substance chimique d’entrer dans quelqu’un. C’est littéralement la définition du viol, lance-t-il. Finalement, la gauche avait raison. Il y a bien une culture du viol au Québec. 

En réponse à la publication d’une capture d’écran de la publication en question sur Twitter dimanche, le candidat renchérit : Prenez-vous-en au dictionnaire alors et faites changer la description du mot. Je défendrai toujours la défense des personnes victimes d’abus, peu importe le type d’abus. Il est triste de voir les gens dénigrer la notion de consentement de la sorte, souligne-t-il. J’ai donc probablement une moins grande tolérance au viol que vous, ajoute M. Perron-Tellier.

Une capture d'écran des déclarations de Maxym Perron-Tellier sur Facebook, accompagné d'une photo de lui avec Éric Duhaime.

L'une des déclarations de Maxym Perron-Tellier sur Facebook.

Photo : Capture d'écran

Prendre les armes contre la vaccination obligatoire

Toujours lors de la soirée du 31 décembre 2021, Maxym Perron-Tellier critique dans une nouvelle publication Facebook l’alerte envoyée par le gouvernement du Québec dans le but de rappeler l’imposition du couvre-feu.

« C’est sérieux de faire une alerte d’urgence sur tous les appareils pour leur couvre-feu? On commence 2022 comme une belle république de bananes… Ça sert aux urgences pour les vies en jeu, empêcher les gens de sortir va justement mettre plus de vies en jeu avec la dépression et le suicide », soutient-il.

En commentaire, le candidat répond à un ami que si ça continue, le gouvernement va lancer des bombes vaccinales sur la population.

Plus tard, M. Perron-Tellier en rajoute : Si c’est une idée qui permet à la population de prendre les armes contre le gouvernement de façon légale en ce qui concerne le droit international, je n’y vois pas de problèmes. On pourra se défendre et les faire tomber rendu là.

Une déclaration de Maxym Perron-Tellier qui écorche la gauche au passage.

Une autre déclaration du candidat conservateur sur les réseaux sociaux.

Photo : Capture d'écran

Il admet avoir été maladroit

Interrogé par La Presse, le consultant informatique de Val-d’Or mentionnait avoir utilisé l’humour, l’exagération et la satire pour susciter un débat. Il reconnaît avoir été maladroit et que ses propos auraient dû être tenus en privé.

M. Perron-Tellier a également été critiqué pour ses reproches formulés à l’égard du gouvernement ukrainien depuis le début de l’invasion russe en février dernier. Il accuse notamment Kiev de créer une magouille cherchant à blâmer la Russie pour des éliminations de civils, alors que [le gouvernement ukrainien] a obligé les civils à se battre.

Après avoir défendu ses positions pendant plusieurs heures dimanche, le politicien a finalement décidé de supprimer son compte Twitter, en plus d’effacer toutes ses publications sur Facebook.

Le candidat conservateur dans la circonscription de Rouyn-Noranda - Témiscamingue, Robert Daigle, se dissocie des propos de M. Perron-Tellier, mais affirme qu’il s’agit d’un faux débat et se réjouit que le parti dérange la scène politique québécoise.

Maxym Perron-Tellier et le Parti conservateur du Québec ont refusé de commenter.

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