•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelle politique d’identification pour les Autochtones à l’Université de la Saskatchewan

Le campus de l'Université de la Saskatchewan, à Saskatoon.

Un comité permanent dirigé par des Autochtones sera mis en place d'ici le mois de septembre pour élaborer un plan et des procédures de mise en œuvre de la politique. (archives)

Photo : CBC / Don Somers

L'Université de la Saskatchewan se dote d'une nouvelle politique sur la vérification de l'appartenance et de la citoyenneté des Autochtones.

La nouvelle politique approuvée le 8 juillet exigera un processus de vérification des documents à remplir par toutes les personnes autochtones qui à l'avenir souhaitent obtenir, entre autres, un emploi ou une bourse d'études créés pour les peuples autochtones.

La documentation nécessaire pour vérifier l'appartenance ou la citoyenneté autochtone sera déterminée par les gouvernements et les communautés autochtones.

Par voie de communiqué, l’Université indique que dans certaines circonstances, cette vérification peut également être exigée pour les personnes qui occupent déjà de tels postes.

Jusqu'ici, la vérification de l'appartenance ou de la citoyenneté autochtone reposait sur l'auto-identification et était effectuée en interne.

Le nom de cette politique, deybwewin en saulteaux, taapwaywin en mitchif et tapwewin en langue crie, signifie vérité, vérité envers soi-même, vérité envers les autres, vérité envers les ancêtres et vérité envers la terre.

Le président de l'Université de la Saskatchewan, Peter Stoicheff, se félicite de l’adoption de cette nouvelle mesure qui reflète l'engagement [de l'Université] envers la décolonisation et la réconciliation transformatrices.

« Ce travail sur la vérification de l'appartenance et la citoyenneté des Autochtones est impératif et opportun. »

— Une citation de  Peter Stoicheff, président de l'Université de la Saskatchewan

En 2021, l’Université de la Saskatchewan avait été secouée par la remise en question des origines autochtones d'une chercheuse et s'était engagée à prendre des mesures.

Un travail réalisé avec les communautés autochtones

Peter Stoicheff se dit reconnaissant pour le leadership et les conseils des partenaires autochtones sans lesquels, dit-il, ce travail politique n'aurait pu être entrepris avec succès.

Un groupe de travail autochtone de 28 membres, composé d'aînés, de dirigeants et de gardiens du savoir autochtones a commencé son travail d'élaboration de la politique en janvier.

Il comprend des délégués de la Nation métisse de la Saskatchewan, de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan, du Conseil tribal de Saskatoon, du Grand Conseil de Prince Albert, ainsi que du Bureau du commissaire aux traités.

Les travaux du groupe ont été soutenus par un cercle consultatif interne de 20 membres composé de représentants de l'Université et du Conseil des gouverneurs, qui a approuvé lui-même la politique.

Selon la présidente du groupe de travail, Angela Jaime, cette politique permettra aux communautés autochtones de guider l'Université dans ce domaine.

Les communautés autochtones ont demandé cette politique. Centrer les voix des peuples autochtones, c'est la réconciliation, mentionne Mme Jaime, qui est également vice-rectrice intérimaire pour l'engagement autochtone à l’Université de la Saskatchewan.

De son côté, la vice-rectrice de l'Université, Airini, estime que la vérification de l'appartenance et de la citoyenneté autochtone par des peuples autochtones est un travail important pour les universités.

Cette politique reconnaît les droits inhérents à l'autodétermination et à l'autogouvernance des communautés autochtones, fait-elle remarquer.

Les Autochtones promettent de poursuivre leur coopération

La Nation métisse de la Saskatchewan fournira un soutien sur la vérification des personnes autochtones, selon les termes d'un accord de citoyenneté signé avec l’Université.

Le président de la Nation métisse, Glen McCallum, souhaite que d’autres institutions du pays emboîtent le pas. Avec nos aînés autochtones qui ont guidé le travail, le groupe de travail a trouvé une solution positive à la vérification autochtone, affirme-t-il.

Pour sa part, le chef du Conseil tribal de Saskatoon, Mark Arcand, croit que cette nouvelle politique permettra de responsabiliser les personnes qui accèdent à des postes destinés aux peuples autochtones.

Il se dit heureux que l'Université de la Saskatchewan ait créé et approuvé une politique qui reconnaît les communautés des Premières Nations comme ces détenteurs de droits traditionnels.

« Les Premières Nations sont les détenteurs traditionnels de leur citoyenneté et de leur souveraineté. »

— Une citation de  Mark Arcand, chef du Conseil tribal de Saskatoon

La consultation des communautés des Premières Nations sur la mise en œuvre de la politique commencera en août 2022.

Un comité permanent dirigé par des Autochtones sera mis en place d'ici septembre pour élaborer un plan et des procédures de mise en œuvre de la politique.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !